Enjeux d'internationalisation dans les établissements d’éducation supérieure francophones

Le Service des relations internationales de l'Université du Québec à Montréal a organisé deux événements les 24 et 25 février 2016, profitant de la venue de nombreux partenaires universitaires étrangers pour assister à la Conférence internationale de l’Association of International Education Administrators (AIEA), tenue à Montréal cette année.

L’Association of International Education Administrators (AIEA) est un organisme qui regroupe les principaux responsables institutionnels qui travaillent à la promotion de la dimension internationale dans l’enseignement supérieur en Amérique du Nord. (http://www.aieaworld.org/)

Le thème de la conférence était «Construire un monde meilleur : le monde académique, un leader». L’AIEA est la seule association au monde exclusivement axée sur le développement professionnel, le partage de l'information et de réseautage pour les chefs de file dans le domaine de l'enseignement supérieur international. Plus de 460 organismes sont membres de l’AIEA.

Ainsi, profitant de la venue de nombreux partenaires universitaires, le Service des relations internationales a organisé deux événements les 24 et 25 février 2016.

Le mercredi 24 février, plus de 25 participants ont accepté l’invitation d’une visite du campus de l'UQAM qui s'est terminée par un cocktail de réseautage à la Salle des Boiseries.

Le  25 février, avec le soutien de l’Académie de Recherche et d’Enseignement supérieur (ARES) en Belgique francophone et le Consulat de France à Montréal, le SRI a organisé un Colloque post-conférence centré sur les préoccupations des universités et des établissements d’enseignement supérieur francophones, et plus particulièrement sur les relations interuniversitaires France-Québec. La rencontre a regroupé 58 participantes et participants en provenance de Belgique, Brésil, France, Suisse et Canada.

Le Colloque a tenté de répondre à la question : «Quelle(s) internationalisation(s) pour les établissements d’enseignement supérieur francophones?».

Mot de bienvenue, contexte et objectifs de la rencontre 

De gauche à droite : Mme Catherine Mounier, vice-rectrice à la recherche, UQAM ; M. Serge Jaumain, vice-recteur aux relations internationales de l’Université libre de Bruxelles et président de la Commission des relations internationales de l’Académie de Recherche et d’Enseignement supérieur; et Sylvain St-Amand, directeur du Service des relations internationales de l’UQAM.

Retour sur la Conférence annuelle 2016 de l’AIEA

M. Adel El Zaim, directeur des relations internationales, University of British Columbia, rapporteur de la Conférence annuelle 2016 de l’AIEA.  

M. El Zaim a présenté brièvement les principales tendances et pratiques innovantes qui se dégagent de la Conférence de l'AIEA pour les établissements francophones. 

Quel avenir pour les bureaux/services des relations internationales au sein des établissements d’enseignement supérieur ?

De gauche à droite :  Mme Patricia Petit, directrice du service des relations internationales, Université de Liège / Présentation (PDF); Mme Sophie-Adélaïde Magnier, directrice des relations internationales, Université Grenoble Alpes, Grenoble / Présentation (PDF); M. Guy Lefebvre, vice-recteur aux affaires internationales, Université de Montréal; et M. Motonobu Kasajima, agent de liaison scientifique – Canada, Délégation Wallonie-Bruxelles, modérateur.

Trois intervenantes et intervenant ont présenté brièvement les expériences spécifiques de leur université sur cette thématique : gouvernance, professionnalisation du personnel, synergies avec les autres services.

Quelle place pour les établissements francophones dans les consortiums, partenariats multilatéraux et programmes conjoints ?  

De gauche à droite :  M. José Celso Freire, vice-recteur des relations internationales, UNESP / Présentation (PDF); Mme Nicole Lacasse, vice-rectrice adjointe, Université Laval / Présentation (PDF) ;  Mme Stéphanie Dion, directrice des relations internationales, Université de Montréal, modératrice.

Deux intervenants ont présenté brièvement les expériences spécifiques de leur université sur cette thématique. Ils ont abordé notamment le développement et la gestion des partenariats, le développement de programmes conjoints, la participation aux consortiums et programmes internationaux, etc.

Allocution de M. José Celso Freire, vice-recteur des relations internationales, UNESP - Universidade Estadual Paulista Júlio de Mesquita Filho, São Paulo, Brésil / président du FAUBAI - Brazilian Association for International Education, Brésil  / Présentation (PDF).

Internationalisation des programmes « professionnalisants »

Trois intervenants ont présenté brièvement les expériences spécifiques et les défis de l’internationalisation pour les établissements d’enseignement supérieur « professionnalisants ».  Les intervenants étaient Mme Maïté Abram, responsable des relations internationales, Haute École Léonard De Vinci, Belgique / Présentation (PDF) ; Mme Sylvie Thériault, directrice affaires internationales, Fédération des Cégeps / Présentation (PDF) ; M. Stéphane Lauwick,  vice-président aux relations internationales de l’Association des directeurs d’Instituts universitaires technologiques, président d’EURASHE / Présentation (PDF).  M. Kevin Guillaume, directeur des relations internationales, Académie de recherche et d’enseignement supérieur, Belgique a agi comme modérateur.

Atelier - Meilleures pratiques en développement de doubles diplômes au 2e cycle 

De gauche à droite : M. Jean-Pierre Faugère, vice-président relations internationales, Université Paris-Sud ; Mme Véronique Préat, protectrice aux relations internationales, Université Catholique de Louvain, Belgique / Présentation (PDF); M. Gary Slater, vice-recteur associé, affaires étudiantes, Université d’Ottawa / Présentation (PDF) ; Mme Magalie Bricaud, attachée scientifique, Consulat de France à Montréal, modératrice.

L'atelier sur les meilleures pratiques en développement de doubles diplômes a permis de mettre en commun les expériences des universités dans la mise en place de double diplôme au deuxième cycle, pour faire l'état de la question et présenter quelques-unes des "success stories" afin de déterminer les meilleures pratiques.

Panel - Quelles perspectives pour les partenariats de recherche ? 

De gauche à droite : M. Serge Jaumain, vice-recteur aux relations internationales de l’Université libre de Bruxelles et Président de la Commission des relations internationales de l’Académie de Recherche et d’Enseignement supérieur; M. Denis Dafflon, directeur des relations internationales, Université de Lausanne, Suisse ;  M. Maarouf Saad, directeur du Bureau de la coordination internationale, École de technologie supérieure, Montréal / Présentation (PDF); M. Sylvain St-Amand, directeur du Service des relations internationales, UQAM, modérateur.

Un panel de représentants des universités ont discuté des perspectives et défis de l’internationalisation de la recherche spécifiques aux établissements francophones.

Nouveaux objectifs de développement durable de l’ONU : quels impacts sur l’agenda de recherche internationale des universités ?

M. Gilles Breton, professeur de science politique, Université d’Ottawa.

Conclusions : De la francophonie au Sud pour l’avenir de tous

En conclusion de la journée, Gilles Breton, professeur de science politique de l'Université d’Ottawa a proposé entre autres comme piste de réflexion et de travail de ramener la coopération internationale comme priorité dans les universités, étant donné la conjoncture plus favorable du point de vue canadien.  Les universités peuvent être des acteurs dans un monde globalisé.  Elles pourraient assumer un rôle d’acteurs internationaux dans un politique monde et définir des stratégies de financement et internationales autonomes; du rapport à l’État au niveau du développement international; et créer des réseaux autour de ces enjeux, pour travailler en lien avec la mobilisation de la communauté internationale.

La représentante de l’Agence universitaire de la francophonie a salué ce thème de la coopération internationale, car au sein de l’AUF on se questionne énormément sur cet enjeu de l’université au service du développement global.  On est ravi de voir qu’il y a des universités au Nord qui ont la capacité de se mettre en consortium pour aller renforcer les capacités des systèmes d’enseignement supérieur au Sud, on a eu l’exemple d’Haïti.  On se questionne à savoir s'il y a d’autres universités qui souhaitent s’engager dans ce genre d’initiatives et comment l’AUF peut jouer un rôle pour fédérer ce genre d’initiatives, pour appuyer d’une manière ou d’une autre.  Il y a un intérêt que cette mission de services aux collectivités soit mieux desservie par les universités. Quelles relations Nord-Sud créées, dans une politique d’aide au développement qui ne soit pas uniquement Nord-Sud, mais aussi Nord-Nord.

L’invitation d’organiser un sommet de la francophonie des universités intéressées est lancée.

Retour sur la rencontre

Sylvain St-Amand, directeur du Service des relations internationales a conclu la rencontre avec quelques pistes de travail.

La journée a été intéressante et importante pour se réseauter et pour parler de projets et développements communs.  Le temps a manqué pour approfondir et élaborer les activités ensemble.

Il ressort de la journée la nécessité de se mobiliser sur la question des stages et sur la question des nouvelles procédures d’Immigration Canada.  Il serait intéressant de faire une déclaration commune, parce qu’on est plusieurs communautés, plusieurs associations qui représentent beaucoup d’organisations, de gouvernements.

Le projet de tenir une journée sur les doubles-diplômes a été souhaité.  On mentionne que Conseil Franco-Québécois de Coopération Universitaire (CFQCU) organise une rencontre à Québec, à l’Université Laval sur les doubles-diplômes, les 17 et 18 mai 2016.

On a parlé du changement des bureaux de relations internationales dans les universités. Ces changements vont en s’accélérant, parce que les autres services s’internationalisent.  Il va falloir repenser leurs rôles et développer de nouvelles approches.

Plusieurs sujets ont été effleurés.  Il reste beaucoup de travail à faire.  Des participants belges ont proposé de tenir la prochaine journée.  D’ici à la prochaine journée, il y aurait peut-être lieu de créer des petits groupes de recherche, des comités de travail et de continuer d’alimenter la réflexion.  La page Web de l’événement est mise à jour, avec les présentations des participants et participantes et leurs coordonnées.  Par l’entremise de cette page, un forum de discussion peut commencer à être alimenté et on peut continuer nos conversations de façon virtuelle.

Le débat des partenariats de recherche a essayé de couvrir beaucoup d’angles, sur l’importance de la francophonie notamment.  La Conférence a  rassemblé un groupe d’universités qui se connaissent, qui ont développé entre elles des liens.  Un potentiel de partenariat de recherche a été créé et pourrait être associé à d’autres universités dans d’autres pays.  Il y a des développements qui émergent entre les universités, ce qui est d’autant plus intéressant qu’elles doivent faire face à la conjoncture, à des problèmes sans passeport, comme il a été mentionné par Gilles Breton.  Ce sont des problèmes, des thématiques qui sont d’envergure, qui impliquent non seulement plusieurs disciplines mais d’autres universités.

Ces discussions ont permis d’ouvrir sur le Sud qui est l’avenir;  la présence de Celso Freire du Brésil en témoigne de l’importance. Il est souhaité d’ouvrir nos réseaux vers le Sud, comme mentionné par la collègue de l’AUF. Lors des prochaines journées de travail, il serait intéressant de voir à inclure les collègues du Sud pour partager leur perspective.

Date de publication : 15 mars 2016

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