Archives du concours de photographies sur la mobilité internationale des étudiants de l'UQAM de  2010

Concours du 15 octobre 2010

Voici les propositions de photographies et descriptifs présentées dans le cadre du Concours de photographies sur la mobilité internationale des étudiants de l'UQAM. Le Service des relations internationales de l’UQAM a reçu les 6 propositions complètes suivantes pour le concours du 15 octobre 2010.

 

 

 


« Une immersion dans l’écologie aquatique autrichienne. Dans le cadre de mon doctorat en biologie, un projet de collaboration internationale m’a transportée jusqu’au village de Lunz am See, en Autriche. Petit patelin de 3000 habitants, niché entre les montagnes alpines et bordant le joli Lunzer see (le «lac Lunz»), Lunz am See a tout de même l’honneur d’héberger la seconde plus ancienne station de recherche en limnologie au monde. C’est toutefois au centre de recherche interuniversitaire Wasser Cluster Lunz, situé sur la rive opposée du lac, que j’ai eu la chance de travailler pendant trois mois (du 15 septembre au 15 décembre 2009). J’ai pu y développer de nouvelles compétences au niveau de la physiologie et de l’écologie des algues aquatiques, en plus de leur transmettre mes connaissances sur la toxicité des cyanobactéries.» Annie Chalifour.


 

«Reviens tant que tu veux / Puedes volver cuando quieras

La maison chavire comme un bateau;
Les rires et la musique résonnent, comptine d'un autre été.

Il n'y a personne qui les voit?
Une fillette en haut des escaliers

1, 2, 3... deux chaises qui ont froid...

Cette photo a été prise avec un Konica Half-Frame. L'appareil argentique «de voyage» prend des demi-photographies de manière à ce qu'elles apparaissent voisines au développement. Cela me plaît d'explorer cette technique, car elle initie un mouvement et quelquefois une narration imprévue. Il n'y a aucune retouche, c'est un peu une question de hasard et aussi d'intuition. Cette photographie est prise à l'aube de mon séjour à l'étranger. Ce sont les cent petits départs d'un chapitre qui m'est accordé comme on accorde la première valse à une fillette. J'ai choisi ce titre pour initier un peu plus de mouvement: un dialogue. Il lie tout de suite deux personnages, mais lesquels? Celui qui parle, qui pense, qui accueille, qui est venu? Séjour en Espagne, dans le cadre d'un échange interuniversitaire avec l'Université de Séville, 2010, Sophie Vautour, dernière année en études d'arts visuels à l'UQAM, 2010, 15 septembre 2010.»

* Mention spéciale au Concours du 15 octobre 2010.


« Le labyrinthe du Minotaure. Dans le cadre du cours d’histoire sur la Grèce antique, j’ai étudié la civilisation minoenne qui habitait l’île de la Crête, la plus ancienne île de la Grèce où plusieurs palais datant de plus de 4000 ans sont encore présents sur les sites. Le palais de Cnossos est l’un des endroits de la Grèce qui fascine par le mythe du Minotaure. Cette créature, cachée au centre d’un labyrinthe, inspirait une terreur au sein des Grecs puisqu’à chaque année, un sacrifice de sept hommes et sept femmes devait s’accomplir. Le palais est d’ailleurs conçu comme un labyrinthe par la pluralité de ses pièces qui donne l’impression de s’y perdre quand on le parcourt. Ce qui intrigue davantage, c’est de savoir que les mythes transposent certains faits réels qui sont mélangés à une part imaginaire et qu’il est possible de mettre les pieds sur ses lieux qui sont d’abord connus d’une tradition orale qui date d’une époque très ancienne. Étant du programme en arts visuels et médiatiques, ces connaissances complémentaires de ce cours m’ont apporté un bagage culturel que je n’ai pas eu seulement sous une forme théorique, mais également pratique où j’ai pu davantage ressentir cette expérience de me transposer à une autre époque et d’imaginer ce que pouvait être l’Antiquité.» Maggie Ladouceur, à l'École d'été en Grèce en 2010 et étudiante de premier cycle en Arts visuels et médiatiques à la Faculté des arts.


« La lutte. Mathieu-David Crépin, finissant en télévision, Joany L’écuyer- Noiseux, étudiante en relations publiques, et moi-même, étudiante en relations internationales et droit international, nous sommes rencontrés à l’UQAM dans le cadre d’un projet de tournage documentaire. Cette photo a été prise durant une manifestation lors du tournage de notre film sur les entreprises récupérées par les travailleurs en Argentine, lors de l’été 2009. Notre périple uqamien nous a animés et conscientisés sur les questions sociales internationales. Dans ce voyage inoubliable, nous avons lutté aux côtés des ouvriers pour l’expropriation de leur usine. Ce combat pour la justice sociale nous a ouvert les yeux sur l’importance des droits humains et sur la puissance de la caméra comme outil privilégié dans l’accompagnement des mouvements sociaux. Les visages d’Alejandro, Hugo, Omar, Peta, Eduardo et de tous les ouvriers que nous avons côtoyés resteront gravés à tout jamais dans nos mémoires. Sans l’aide de l’UQAM –autant au niveau de la préproduction que de la postproduction–, il est évident que le tournage de ce documentaire aurait été impossible.» Cynthia Falaise

* Prix du Concours du 15 octobre 2010


« Le vieil homme du café : «Cette photographie a été prise le 18 mai, dans le village de Molyvos, lors de l'école d'été 2010 en Grèce sur l'île de Lesvos. Lors d'une marche journalière pour aller à l'école, j'ai croisé un groupe de villageois dans un café communautaire. L'écho de leurs voix résonnait à travers les labyrinthes de la ville, constitués par d'innombrables demeures de pierres tout aussi uniques les unes que les autres et se démarquant par leurs portes colorées. La barrière de la langue n'a pas empêché ce vieil homme de s'arrêter un moment, lors de sa tournée quotidienne dans les rues serpentant la ville, pour me laisser immortaliser son sourire si spécial et si vrai en plus, de la joie de vivre de ce magnifique peuple.» Je suis étudiante de dernière année au Baccalauréat en Droit et ce cours a été réalisé dans mon cursus scolaire afin de développer des aptitudes multidisciplinaires. Lors de l'école d'été en Grèce, j'ai complété un cours de photographie et un cours d'histoire de la Grèce Antique. Quelle expérience inoubliable!». Myriam Gervais


« « Quand je suis arrivée, il était seul... » Nous ne sommes jamais vraiment préparés à ce qui nous attend à l’étranger. Après des mois de préparation et d’excitation, mon avion s’est posé à Phnom Penh, au Cambodge, pour un séjour qui allait durer trois mois. Je n’oublierai jamais cette première journée de stage chez ADHOC, une organisation cambodgienne de défense des droits humains. Je venais à peine de m’installer à mon bureau que le président d’ADHOC, autrefois prisonnier politique sous les Khmers Rouges, me confia une mission. Je devais me rendre au domicile d’une mère qui avait été arrêtée, jugée et jetée en prison injustement, pour m’assurer que ses 4 enfants ne soient pas seuls et sans nourriture. À mon arrivée sur les lieux, je trouvai une femme âgée assise par terre près d’un bambin. Elle s’adressa au traducteur qui m’accompagnait : « Quand je suis arrivée, il était seul. Il ne cesse de pleurer, il n’a que 3 ans, il a besoin de sa mère...». J’ai trouvé une dame désemparée et perdue devant la peine de son petit-fils et les difficultés à venir. Comment pourrait-elle faire vivre cet enfant et ses frères? Cette photo est le seul témoignage de mon entrevue avec elle ce jour-là. Les choses sont rentrées dans l’ordre pour cette famille, mais moi, ici à Montréal, je m’émeus encore aujourd’hui de cette photo... Michelle Langlois, finissante au Baccalauréat en relations internationales et droit international, Université du Québec à Montréal. Photo prise le 11 janvier 2010.»


Concours du 15 mars 2010

Voici les propositions de photographies et descriptifs présentées dans le cadre du Concours de photographies sur la mobilité internationale des étudiants de l'UQAM. Le Service des relations internationales de l’UQAM a reçu les 15 propositions complètes suivantes pour le concours du 15 mars 2010.


« Écrire sur la montagne. Au cours de l’été et de l’automne 2008, j’ai effectué un stage de recherche en France dans le cadre d’une maîtrise en Études littéraires, profil création. Mon projet consistant à produire des carnets liés au paysage montagneux, j’ai écrit en marchant sur le chemin de grande randonnée no 10, qui relie Nice au lac Léman. Mes recherches « pratiques » ont pris fin au pied du mont Blanc, suite à quoi je me suis rendue à l’Université de Grenoble pour travailler sur le volet réflexif de mon mémoire et rencontrer M. Alain Guyot, spécialiste du paysage montagneux en littérature.» Marie-Ève Desrochers Hogue.


« Le château veille. Le château de Molyvos, perché au sommet du village, illumine et enjolive la vue des habitants et des touristes. Construit à partir de pierres de l’époque de la Grèce antique, le château est l'emblème du village et guide les visiteurs vers le centre de Molyvos. Il n’est pas rare de voir un accès pour un passage secret à l’intérieur de quelques commerces du village. Cette photo représente la beauté nocturne d’une ville qui a beaucoup à offrir. Séjour à Molyvos dans le cadre de l’école d’été en Grèce de l’UQAM en 2009. Stéphanie Groulx, bachelière en animation et recherche culturelles, Faculté de communication. »


« Déforestation. Ce bateau vogue paisiblement sur le fleuve Amazone avec à son bord un lourd chargement. Les troncs d'arbres de différentes grosseurs profitent de leurs derniers instants de farniente, car ils atteindront dans quelques instants le port d'Iquitos pour y être transformés. La forêt amazonienne, aussi surnommée le poumon de la terre, est d'une importance capitale au point de vue environnemental, car elle peut absorber de gigantesques quantités de dioxyde de carbone. Malheureusement, elle est jour après jour dépossédée d'une partie de sa matière ligneuse, ce qui diminue d'autant sa capacité à absorber le CO2. Loïc Blancquaert, étudiant au Baccalauréat en relations internationales et droit international, a réalisé lors du semestre d'hiver 2009 un échange bilatéral entre la Faculté de science politique et de droit de l'UQÀM et la Universidad de Chile. Cette photo fut prise lors d'un voyage au Pérou après la fin de cette session.»


« Casquette et cigarette grecques. Un Grec au visage plein d'héritage s'est laissé séduire par l'objectif québécois l'instant d'un clic. Prise lors d'un safari-photo sur les berges de la mer Égée, cette photo témoigne des premiers balbutiements d’une photographe au regard humain. Un flirt entre dureté et tendresse. École d'été à Molyvos de l'UQAM, mai et juin 2009. » Justine Grenier.


« Dans le cadre de mon doctorat en études et pratiques des arts, je suis présentement mon atelier de recherche-création à l’Université d’Aix-en-Provence (Aix-Marseille I) sous la direction de Jean Arnaud, peintre et théoricien français. Certains endroits en France, comme ailleurs en Europe, invitent d’ailleurs à la création… par la photo! Or, ce sont surtout les scènes du quotidien que je trouve inspirantes. Photo prise en février 2010. Recreació. Le temps d’une récréation de petits Catalans s’amusent dans la plus vieille partie de la ville de Barcelone, le quartier gothique bâti au Moyen-âge. Barri Gotic témoigne des siècles de magnificence de Barcelone, entre le XIII et le XV. Le soleil qui illumine cette vieille église semble ajouter au rayonnement presque métaphorique de cette scène joyeuse. » Julie Turp* Mention spéciale


« Golden Gate : vue de Sausalito. J'ai eu la chance de réaliser un stage pratique à l'été dernier auprès du Tamalpa Institute, situé à Kentfield en Californie (États-Unis). Mon projet de stage visait alors à intégrer une approche appelée « Halprin Process » dans la création d’un modèle pédagogique appliqué au dessin du modèle vivant; je m'intéresse à un dessin « senti », soit au mouvement et à l'incorporation du geste dans l'expérience de l'artiste visuel. Mon séjour là-bas m'a entre autres permis d'explorer ce qu'offre l'approche en matière d'autoportrait. Si plusieurs activités prenaient place en studio, certaines se déroulaient à l'extérieur. J'ai capturé cette image lors d'une journée supervisée en environnement; nous étions alors le 13 août 2009, à Sausalito, tout près du légendaire Golden Gate.» Lucie Beaudry, Faculté des arts, Maîtrise en danse, (Design graphique, complété en 1995).


« Cette photo me fait sourire. Pour moi, le visage de cet homme, c'est l'incarnation d'une image très caricaturale qu'on se fait de la France. Ce vieillard aigri, aux traits marqués par le temps... Il ne le sait pas, mais il s'est taillé une grande place dans mon coeur en cet après-midi maussade, alors qu'il se promenait sur la Place de la Victoire à Bordeaux. Un échange à l'étranger, c'est une multitude de visages observés, de personnages rencontrés, de moments arrêtés dans un espace-temps qui semble aussi fugace qu'éternel.» Léa Noémie Plourde-Archer, étudiante à la majeure en communications, en échange au semestre d'automne 2009 à l'Université de Nice Sophia Antipolis.


« Visiter Istanbul, un rêve de jeunesse rendu possible de par la proximité des pays du continent européen. Lors de la pause de la Toussaint, un congé scolaire général en France, ma copine et moi sommes partis loin de Nice, notre ville d'études, pour passer par Milan, Athènes, puis Istanbul. Cette ville nous a fascinés, dépaysés, charmés. Cette image de pêcheurs au regard nostalgique représente bien la ville, puisque les rives du Bosphore sont occupées par ses braves hommes qui passent la journée à travailler afin que leur contenant soit rempli de petits poissons, qu'ils iront par la suite faire cuire sur un feu de charbon. Cette odeur délicieuse envahit la ville le soir venu et creuse l'appétit des touristes, même si rares sont ceux qui osent y goûter, car l'eau dans laquelle les poissons baignent n'est pas très invitante!» Michel Jodoin, étudiant au Baccalauréat par cumul de certificats en administration des affaires, ayant passé le semestre d'automne 2009 au SKEMA business school à Sophia Antipolis en France. 


«Un Tourisme esthétique. Prise sur la côte méditerranéenne, cette photo démontre l’importance du sens esthétique chez les Italiens. Bien connus comme des mordus de la mode, les Italiens savent donner du goût aux décors humains intégrés à un milieu traditionnel qui offre des paysages naturels et culturels incroyables. Cette photo provient de Monterosso, premier village de cinq qui forment le chemin des Cinque Terre. Un sentier pédestre permet aux voyageurs de traverser chaque village situé le long des montagnes constituant le relief de la côte méditerranéenne de cette région.» Alexandra Blackburn-Doré, étudiante au Baccalauréat en Gestion du Tourisme, photo prise lors d’un échange bilatéral à Barcelone à l’automne 2009.


« Champ d'hiver. Cette photo a été prise le 13 mars 2010 à quelques kilomètres de Bellevue en Saskatchewan, au Canada, lors d’un stage d’enseignement des mathématiques à l’école St-Isidore. On peut apercevoir la ville de Bellevue à l’horizon.» Sarah Smith, étudiante au Baccalauréat en enseignement secondaire (Mathématiques).


« Mères du samedi. Plus de 3000 Kurdes auraient disparu durant les années 1990 en Turquie, alors que la guerre entre les guérilleros kurdes et les militaires turcs était à son apogée. La plupart de ces disparitions demeurent toujours inexpliquées. À chaque samedi, des dizaines de femmes se réunissent à Diyarbakır, dans le sud-est de la Turquie, et protestent en silence afin de demander des comptes au gouvernement turc. « Nous voulons nos disparus, morts ou vivants », s’expriment-elles. Avec les photos de leurs maris, frères, enfants ou proches, elles demandent que justice soit faite. À l’hiver 2009, j’ai bénéficié d’une bourse à la mobilité du Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec afin d’effectuer un stage de recherche à l’École des hautes études en sciences sociales et à l’Institut Kurde de Paris. Je me suis rendu dans le sud-est de la Turquie au mois de mars 2009. Cette photo a été prise à l’invitation de l’Association des droits de l’homme à Diyarbakır, lors d’une manifestation de ces « Mères du samedi ».»  Guertin Tremblay, étudiant à la Maîtrise en géographie sociale, Université du Québec à Montréal (UQÀM).  * Prix du concours de mars 2010


« La féérie d’un moment. Lors de la session d’automne 2009, j’ai eu l’occasion de séjourner à Paris, à l’École Olivier de Serres pour des études en design graphique. Lors de ce voyage, j’ai eu la possibilité de me promener dans quelques autres pays entourant la France, notamment en Allemagne, où je suis allée lors des vacances de la Toussaint. En faisant un tour à Freibourg, un matin, la brume était si dense que le pont à vélo ici, est entouré par l’abîme. Je trouve que cette photo représente bien l’aspect de ce voyage, de la promenade, mais aussi la sensation d’effacement et le rappel de cet instant présent qui est désormais à tout jamais dans mes souvenirs. Cette photo est la féérie d’un instant qui disparait. La session passée à l’extérieur aura été aussi cet instant. Lors de mon voyage, j’ai pris des photos numériques, mais les plus belles restent celles faites à l’argentique, notamment pour le principe de cette hâte de voir à quoi elles ressemblent vraiment ces photos ainsi que pour le rendu incomparable qu’elles m’ont offertes.» Amélie Tourangeau, Design graphique.


« En plus d'illustrer ce pourquoi on surnomme Toulouse « la ville rose », cette photo rend bien l'ambiance qui règne à l'heure de pointe dans cette rue qui est sans doute l'une des plus riches de la ville en histoire. La rue du Taur doit en effet son nom au martyr de Saint-Sernin qui perdit la vie du fait d'avoir été attaché à un taureau déambulant dans cette rue à toute vitesse. Au fond du paysage, on peut d'ailleurs apercevoir la basilique Saint-Sernin. Je suis étudiant en troisième année du Baccalauréat en droit. La photo a été prise à Toulouse le 6 février 2010. Je suis présentement à Toulouse dans le cadre d'un échange CRÉPUQ pour le trimestre d'hiver 2010. » Patrick Pelletier.


« Hommage au travail invisible. J'ai rencontré Nana lors d'un stage à Ouagadougou, au Burkina Faso, où je travaillais pour le Centre pour le bien-être des femmes et la prévention des mutilations génitales féminines «Gisèle Kambou» au printemps 2009. Cette grand-mère veuve de 82 ans avait la charge de ses trois petits-enfants, gérait l'entretien de la maison et la préparation des repas (ce qui au Burkina Faso, n'est pas chose aisée et demande une quantité considérable de travail) et tenait lieu de logeuse pour une chambre qu'elle louait afin d'assurer la survie de la famille. J'ai pu capturer une des rares minutes pendant lesquelles elle se reposait. Je me suis toujours demandé à quoi elle pouvait bien songer sur cette image. À quoi pense une femme de 82 ans quand elle porte un tel poids sur ses épaules? Ce cliché pour moi représente à merveille le courage, la force et la détermination des femmes burkinabées, qui accomplissent chaque jour une charge de travail incommensurable et indispensable à la survie des familles et de l'économie tout entière. Cette photo constitue un hommage à ces femmes extraordinaires.» Béatrice Châteauvert-Gagnon, Faculté de science politique et de droit, Baccalauréat en relations internationales et droit international, Stage pratique. * Mention spéciale de mars 2010


« Le Maroc, entre spirituel et temporel. Au loin la Koutoubia. Édifice religieux légendaire qui domine Marrakech depuis plus de huit siècles. L'histoire veut que les trois sphères qui surmontent son minaret représentent le monde terrestre, le monde céleste et le monde spirituel, et tiennent par la volonté divine. Au premier plan, les maisons roses, couleur caractéristique de la ville, aux toits qui se couvrent contagieusement de multiples paraboles. C'est ainsi que le Maroc se découvre et s'apprivoise, entre une tradition ancrée pleine de sagesse, de richesse et de couleurs, et une aspiration à l'enrichissement pluriculturel. Photo prise lors d'un week-end à Marrakech en septembre 2009, dans le cadre d'un stage pratique à Rabat, pour ma maîtrise en relations internationales.» Marie-Madeleine Derangère.