Archives du concours de photographies sur la mobilité internationale des étudiants de l'UQAM de 2012

Concours du 15 octobre 2012

Voici les sept propositions de photographies et descriptifs complétées dans le cadre du Concours de photographies sur la mobilité internationale des étudiants de l'UQAM, édition du 15 octobre 2012.

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de la septième édition sur Facebook.

 

 

 


 


Tombée du jour sur la baie de Manille. Alors que je complétais des recherches depuis Malmö (Suède), j’ai eu la chance de réaliser une étude sur le terrain de trois semaines à Manille (Philippines). Cette visite orchestrée par le département Housing Development and Management de l’Université de Lund a permis à 10 étudiants (dont moi) de rencontrer les différents intervenants du processus de développement des habitations sociales dans la région de la capitale.
Par un chaud après-midi, notre groupe a visité la résidence officielle du Vice-Président des Philippines. Juste avant de lui serrer la main pour lui signaler notre intérêt sur la condition des habitations sociales dans son pays, nous nous sommes promenés dans son jardin, admirant le travail des ouvriers qui en complétaient le paysagement.

Photo prise le 22 février 2012, Coconut Palace, Pasay, Région métropolitaine de Manille, Philippines. Manon Otto


Rêverie. Un architecte c’est un créateur. À la fois artiste et bâtisseur, c’est un générateur d’idées, un visionnaire. Il est aussi avant-gardiste. Un architecte est à l’affût de la moindre piste qui le mènera à sa prochaine création. Curieux, il sait aisément nourrir son esprit novateur. Les nombreuses visites des Musées d’Allemagne ont non seulement enrichi nos esprits par la découverte d’un pays riche en histoire, mais elles y ont également semé des idées. Cette photographie est prise sur le vif, en plein délire créatif, dans le coin pour enfants du Musée des Arts appliqués de Francfort.

Valérie Derome-Massé, étudiante en Design de l’Environnement, photo prise en juillet 2011, en Allemagne, à l’École d’été de Berlin.


La photo nouveau départ a été prise lors d’un échange étudiant en France à l’École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg (ville de Strasbourg) en 2012. La plupart des étudiants proviennent des quatre coins de la France pour y étudier. Cette expérience est pour moi une découverte de mon potentiel à travers une nouvelle approche de l’enseignement de l’art. Cette photo représente l’opportunité d’affronter l’inconnu avec une totale ouverture. C’est un nouveau départ pour moi, tout comme l’envolée du cygne! Annie Gladu


« Voyage dans un Idéal de vie ». J’ai pris cette photographie lors d’un stage effectué à Saint-Michel-des-Saints pendant mon échange universitaire en Écologie à Montréal (Québec, Canada) le 19 août 2011. En effet, mon premier mois passé là-bas était un cours programmé sur le terrain afin de répondre à certaines questions environnementales. Ce fut tout d’abord une réelle immersion dans la nature. La vaste forêt boréale de la région québécoise offrait à mes yeux un apaisant spectacle estival : le Lac Lusignan bordé de son érablière de la Lanaudière dont l’immense biodiversité tant animale que végétale a éveillé mon regard et surpris mon imagination. Parmi toutes ces découvertes, j’ai aussi eu la chance et le plaisir de rencontrer et vivre avec une trentaine d’étudiants aux personnalités différentes et venant de tout horizon ; du Québec même jusqu’en Chine en passant par exemple par le Chili,… Une « famille » est née de la forte union créée tout au long du stage, des travaux de collaboration et de solidarité.

J’ai choisi cette photographie, car elle représente une expérience à la fois professionnelle, mais également humaine et pleine de ressources ; apportant de nombreuses connaissances qui me construisent encore aujourd’hui. Ce fut pour moi une véritable arrivée en terre inconnue ; là où l’absence de repères enlève certaines barrières pour permettre une réelle symbiose entre la vie en société et l’environnement. Je tiens d’ailleurs à remercier la Mobilité Internationale pour m’avoir donné l’opportunité de vivre ce grand moment de partage, d’intégration, d’échange et de communication sous toutes leurs formes.

Elise Lavieville, de l'Université Lyon 1 (Claude Bernard) en France, en échange CREPUQ, Faculté des sciences, Baccalauréat en biologie en apprentissage par problèmes.


L’heure du repas. Cette photo a été prise près de l’entrée de mon logement dans le charmant quartier de Kerobokan à Bali (Indonésie). On y voit un jeune Balinais venu vendre des boulettes de viande indonésiennes (bakso) et des nouilles (mie) aux hommes qui travaillent à la construction de villas de luxe.

Mon séjour à l’étranger s’inscrit dans le cadre de mon 3e stage en enseignement au primaire. J’ai enseigné à l’École Internationale Française de Bali dans une classe de Cours Préparatoire (CP) durant 12 semaines, mars à juin 2012. Photo prise le 18 mars 2012.

Amélie Héroux, étudiante au baccalauréat en éducation préscolaire et en enseignement primaire, cohorte 2009.


« Je rends hommage à la mémoire des hommes et des femmes qui choisirent de mourir plutôt que de trahir leur conscience.  » C’est un jour d’été ensoleillé, où le bonheur devrait être de la partie. Mais à Berlin peu importe l’heure, la météo ou le jour; les événements de son lourd passé encombrent l’atmosphère, peu importe l’ambiance physique.

Cette photo, prise dans le mémorial de la Deuxième Guerre mondiale en plein centre de Berlin, exprime d’une telle force, une émotion particulière qui, on l’aurait cru, aurait été enterrée mains à mains avec le déroulement de l’histoire moderne. Ici, peu importe la date, l’année, ce mémorial a été conçu pour nous rappeler : notre histoire, nos victimes. Cette petite fille courant, n’ayant aucune notion de l’importance des actes ayant été commis ni de la souffrance commémorée nous fait comprendre que le temps passe, mais l’histoire reste. Mon échange bilatéral avec la Suisse m’a permis de voyager, de mieux comprendre l’histoire tout en apprenant à me découvrir personnellement davantage parmi celle-ci. L’histoire est formée des actes de nos ancêtres, hommes et femmes, et la nôtre, tissée à la leur pour ne former qu'un tout.

Sébastien Antoine, étudiant au Baccalauréat en gestion du tourisme et de l'hôtellerie de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM.

*Prix du concours du 15 octobre 2012


La rencontre du monde passée aux rayons X.Trois mois d’immersion au Performing Arts Forum en France a constitué pour moi un indescriptible honneur. Seule Québécoise, j’y ai rencontré 150 artistes venus de partout avec chacun sa discipline, son médium, sa culture, son expérience, son point de vue et son humanité. N’était-ce pas pour se poser fondamentalement la même question à savoir comment recréer le monde ? Profondément enrichie par ce processus d’ouverture extrême, je vous fais don de cette image, celle de mon corps dansant la synthèse de cette expérience, ma dernière danse au Performing Arts Forum, celle de la dernière nuit, soit le 21 août 2012, celle du centre en relation avec ses propres projections, basculée et passée aux rayons X. 

Geneviève Smith-Courtois, étudiante à la Maîtrise en danse de la Faculté des arts de l’UQAM.


Concours du 15 mars 2012



Voici les onze propositions de photographies et descriptifs complétées dans le cadre du Concours de photographies sur la mobilité internationale des étudiants de l'UQAM, édition du 15 mars 2012.

 

 


«Silence en bleu». Silence en bleu. Une atmosphère zen ; presque un jardin japonais, mais sur l'eau. L'eau qui est un reflet du ciel ; le ciel qui est un reflet du néant.

J'ai pris cette photo dans les environs d'Halifax, où à la fin d'avril 2011 j'ai participé avec une communication à la conférence intitulée «Le silence et le verbe». La rencontre était organisée par le Département de Français de la Dalhousie University. Rencontrer des gens venus des 4 continents pour échanger idées et connaissances à propos du «silence» a été une expérience vraiment unique. Je crois que l'exploration de cette thématique constitue une ressource importante pour nos sociétés envahies de bruits et stimulations de tout genre. C'est ce qui me rappelle cette photo prise dans un moment d'inspiration. Matteo Scardovelli, doctorant en sémiologie.


L’avion s’enfonçait. L’avion s’enfonçait dans un blanc; un brouillard si dense que je ne voyais pas de mon hublot l’aile de l’appareil. Dehors, il faisait tempête. Nous pouvions sentir le vent fouetter la carcasse de l'avion. Il y avait de violentes secousses. Tout d’un coup, dans sa descente, l’appareil remit les gaz pour une nouvelle montée. L’avion changea de cap vers une autre piste d’atterrissage. C’est alors qu’il est apparu une image sans mot. Entre un orage et un océan de bateaux, nous avions la plus belle des vues. Tout le monde avait les yeux rivés à leur fenêtre comme des gamins qui regardent pour la première fois. Et, nous sommes replongés dans un blanc. C’était ça arriver à Singapour.

En 2011, j’étais dans un stage de quatre mois à l’Université de Valence en Espagne. J’ai accompagné mon directeur de thèse à l’étranger durant quelques jours pour l’assister dans un Festival de performance à Singapour. Nous étions un 14 novembre 2011. Doctorat en études et pratiques des arts. Francis O’Shaughnessy


Le summum de la tranquillité. Lors de mon échange étudiant en France, j'ai eu l'opportunité de découvrir la Finlande sous son vrai jour grâce à ma colocataire avec qui je partageais mon appartement. C'est après quelques heures de vol que j'ai pu admirer ce ciel magnifique des pays nordiques en plein milieu de la nuit. Le silence qui habitait ce domaine, situé à Huittinen, était à couper le souffle. Ce fut une soirée de tradition avec un repas gastronomique et de sauna, le tout accompagné d’un cidre typiquement finnois. Ce fut un moment magique et mémorable!

Véronique Couture, BAC Administration des affaires - Gestion internationale -, Huittinen (Finlande), 19 mai 2011


Dehors, l'automne. Octobre 2011, Assise. Il est près de 5 heures du matin, à Assise, lorsque je pousse les volets de ma fenêtre. Un parfum d'herbe mouillée flotte, quelques pigeons roucoulent, le soleil commence sa lente ascension. Je veux être la première sur la place de la basilique, pour y visiter les fresques de Giotto. Mon échange étudiant en arts visuels en France m'a permis de visiter de nombreux lieux où sont situées des œuvres artistiques incomparables à travers l'Europe. Valérie Boisvenue


Prise de conscience. Ce que je considère être de la création artistique est à la base une exploration de l’inconscient via des expériences menées consciemment. Cette photographie est l’instant précis avant que je m'étende dos au sol pour contempler, le temps d’une pensée, l’immensité de cet accomplissement architectural dû à une simple croyance non vérifiée. Ces gens ont su prendre la religion pour une science, chose dont je suis incapable, et ont mené à terme cette majestueuse construction. Ce qu’il y a de mystérieux dans tout ça est que l’humain est tellement fragile qu’il ne peut avancer seul sans un modèle. Étant athée, je ne peux faire autrement que de me remplir de questionnements philosophiques auxquels j’attribue des réponses personnelles puisées à travers mon jeune vécu et mes savoirs. Cette Prise de Conscience fait simplement de moi un humain plus mûr inconsciemment et donc plus ouvert consciemment.

Photographie prise lors d’une visite entre amis en Avignon. C’est dans la grande salle côté sud du Palais des Papes, le 12 février 2012 à 17h03, que cette Prise de Conscience a été immortalisée. Baccalauréat en Arts Visuels et Médiatique, profil : Création. Échange étudiant, semestre : hiver 2012 - École Supérieure d’Art et de Design Marseille-Méditerranée, France. Gabriel Breton  


La cour d’école des réfugiées. Chaque matin, je suis accueillie à ma fenêtre de cuisine par des élèves de la garderie voisine, qui me saluent joyeusement de leur cour d’école. Dans cette prison de béton, les rires d’enfants nous font oublier les pitoyables conditions de vie qui sévissent dans ce camp de réfugiés du sud de Beyrouth, nous invitant à nous réjouir des petits moments de la vie. Meaghan Johnstone en stage de recherche-terrain dans le cadre de la maîtrise (Maîtrise en communication, recherche-création en média expérimental – 3279), au Liban, dans le Camp de réfugiés palestiniens, Bourj el Barajneh, 10 mai 2011.

*Prix du concours du 15 mars 2012


Tracer son horizon. Partir en échange c'est tracer son horizon. Une heure de train à partir de Lausanne nous permet de rejoindre le Lac de Joux. Cette année, une forte «bise» (vent du nord-est) a permis la gelée entière du lac. Nous l'avons traversé en y laissant nos traces. Ce dernier semestre d'échange me permet également de tracer mon horizon académique, et ce, à partir de la Suisse. Gilbert Goulet en échange à l'École Polytechnique Fédérale de Lausanne afin de compléter le baccalauréat en géographie. Photo prise en Suisse, au Lac de Joux, le 18 février 2012.


Sur la Grande Muraille. Lors d’une année d’échange à l’Université de Lund (Suède), notre groupe d’étudiants s’est envolé pour Pékin afin de visiter le site sur lequel nous allions travailler le reste du semestre. Nous avons profité d’un samedi ensoleillé pour voir les limites de la ville et marcher sur la Grande Muraille. Photo prise le 8 octobre 2011. Manon Otto, candidate à la Maîtrise en Sciences de l’Environnement.


« Je me souviens, Verdun ». Mon arrière-grand-père Henri Margerie et son frère Philippe faisaient partie des Poilus lors de la Première Guerre Mondiale. Philippe est mort en 1917 au combat d'Avocourt, près de Verdun. Il avait à peine 20 ans. Le bilan de cette bataille fut catastrophique : 378 777 Français et 330 000 Allemands tués, blessés ou disparus. Plusieurs petits villages ont disparu sous la pluie d'obus, dont Fleury-devant-Douaumont. La devise de Verdun étant « On ne passe pas », le combat va durer 10 mois et 300 jours. L’enfer! En tout, 2,5 millions d'obus ont trouvé terre pour 11 km. Sur cette photo, c’est l’emplacement de la commune Fleury. Nous pouvons percevoir les traces de ces batailles, les trous d'obus à perte de vue, la nature reprenant vie.

Pour nos cousins de France, soulignons notre devise au Québec : « Je me souviens ».  Photo prise le 29 février 2012, Fleury-devant-Douaumont, commune détruite à Verdun, France.  Cette photo a été prise dans le cadre du programme d'échange CRÉPUQ à Metz, qui m'a permis de poursuivre mes études sur la terre de mes ancêtres, la France. Emilie Lassire-Lagrange, étudiante en Animation et recherche culturelles à l'UQAM. 

*Mention spéciale du concours du 15 mars 2012


Regarder le ciel. Les longues nuits de janvier ont marqué les premières semaines de mon échange étudiant à Reykjavik. Ne laissant qu'un peu de place pour un maigre 5h de clarté quotidien (clarté, pas soleil!), elles nous laissaient néanmoins beaucoup de temps pour scruter le ciel - munis de chocolats chauds - dans l'espoir d'apercevoir nos premières aurores boréales.

Cette photo a été prise le dimanche 22 janvier lorsque, dans le confort de notre appartement, nous avons vu à travers la fenêtre, quelques ombres verdâtres. Nous avons enfilé nos bottes à toute vitesse pour courir jusqu'au bord de la mer, question de fuir la pollution lumineuse du centre-ville et d'assister pour la première fois à ce légendaire spectacle qu'offrent les aurores boréales. Arrivés à destination, les aurores dansaient encore dans le ciel. Nous sommes restés sur place quelques instants, sans bouger... ébahis. Quelques secondes plus tard - soit le temps de sortir mon trépied et ma caméra - elles se faisaient déjà plus discrètes. Ainsi, au terme de première soirée d'aurores, je n'ai pu garder sur pellicule que les lumières de la ville, le ciel noir auquel nous nous étions si bien habitués, et les silhouettes émerveillées de mes trois amis, scrutant le ciel... des fois qu'une aurore se dégêne...

Anne-Sophie Letellier, École Haskoli Island, à Reykjavik en Islande, le 22 janvier. Étudiante au Baccalauréat en animation et recherche culturelles.


Un petit chez-soi étroit… mais douillet ! À l’occasion d’une journée passée à déambuler dans les rues de Lyon avec un ami français y ayant vécu quelques années, j’ai pu découvrir deux particularités architecturales de cette ville : les traboules, espèce de ruelles passant dans les édifices et menant à des cours intérieures – elles ont d’ailleurs été d’une grande utilité à la résistance lors de la Deuxième Guerre mondiale – et ces mignons petits édifices, surtout présents dans le Vieux Lyon, si étroits qu’ils arrivent à se loger dans de minuscules espaces sis entre deux immeubles déjà accolés les uns aux autres. France, Lyon, 3 mars 2012. Caroline Germain, étudiante au Baccalauréat Animation et Recherche culturelles (ARC), en échange étudiant à l’Université de Bordeaux 3 - Michel de Montaigne.