Archives du concours de photographies sur la mobilité internationale des étudiants de l'UQAM de 2014

Concours du 15 octobre 2014

Concours photos SRI UQAM

Voici les douze propositions de photographies et descriptifs complétées dans le cadre de la onzième édition du Concours de photographies sur la mobilité internationale des étudiants de l'UQAM, du 15 octobre 2014.

 

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de la onzième édition sur Facebook.



« Promenade au bord l'Ill »

Un court moment d'une longue promenade sur le bord du canal entourant l'île de Strasbourg est ici immortalisé traduisant la tranquillité et la beauté de cette ville alsacienne. L'architecture incroyable, le soleil couchant et l'aventure vécue à deux se chevauchent dans ce cliché.

Monica Simard, étudiante au Baccalauréat en psychologie, Faculté des sciences humaines, en échange étudiant à l’Université de Strasbourg, Strasbourg, France, février 2014.


« Arroz con papas y carne »

Cette photo a été prise le 15 septembre 2014, à Sogamoso en Colombie. J’étais alors de passage en Colombie pour un séjour de 4 mois dans le cadre d’un stage complétant mon cheminement universitaire de premier cycle en droit international et relations internationales. Durant ce stage, j’ai eu l’occasion de participer à la mobilisation politique contre l’impérialisme pétrolier et minier étranger en territoire colombien. C’est ainsi que j’ai eu l’opportunité de côtoyer et d’être hébergée chez des familles victimes de l’exploitation pétrolière et minière et du conflit armé que celle-ci engendre.

Sogamoso est une ville située dans le département du Boyacá, dans la région centre-orientale de la Colombie. Plusieurs mines d’exploitation de charbon sont présentement actives sur les terres des paysans de la région. Les entreprises n’ont aucune écoute des requêtes des locaux et ne se soucient aucunement de l’impact majeur de leurs activités sur l’environnement; une pratique malheureusement communément exercée par les multinationales sur l’entièreté du territoire colombien. En effet, les minières sont à l’origine de la contamination de l’eau, ressource essentielle à la subsistance des paysans de la région. Malheureusement, le gouvernement ne se préoccupe guère de l’avenir de cette classe sociale marginalisée.

Pour ma part, mon séjour d’une semaine dans cette région a été révélateur. Ces gens font preuve d’une grande générosité et sont habités d’un altruisme hors du commun, des valeurs que j’ai parfois à mon grand désarroi douter l’existence. J’ai capturé cette scène dans la cuisine de la famille chez qui je vivais durant mon séjour. Que de bons moments passés à discuter, manger et cuisiner dans cette pièce où règne en permanence une odeur savoureuse. Ainsi, mon choix s’est arrêté sur cette image que j’ai nommée Arroz con papas y carne, le plat typique de la place. L’effet des astres lumineux dans ce petit espace m’a simplement charmée.

Valérie Kelly, étudiante en 3e année au BRIDI


« Aujourd'hui »

Cet homme s’appelle Antony. Il a les mains du fermier qu’il est aujourd’hui et le regard du marin qu’il était hier. Antony est une légende pour les habitants de Molyvos ; un petit village situé sur une île du nord de la Grèce. Durant mes deux mois passés à étudier dans ce village, je ne l’ai vu qu’une seule fois. La raison en est bien simple, il ne quitte sa terre et ses animaux qu’une seule fois par semaine : le dimanche matin pour prendre un café avec ses vieux amis. Comme lui, ils sont souvent d’anciens marins aujourd’hui fermiers, propriétaires de petits commerces locaux ou encore grands professionnels de la sieste d’après-midi.

Antony est réservé, timide. Ce dimanche matin là, il se tient en retrait des autres hommes. Accompagnée d’un de mes amis du village qui parle grec, je tente de lui expliquer le plus clairement possible la raison de mon étrange présence dans cette réunion sacrée du 7e jour. Moi, Myriam, étudiante du Québec, je souhaite prendre des photos de ses mains dans le cadre d’un cours d’Atelier de création en photo. Mon sujet : les traces du passé. Or, quand je m’approche d’Antony pour photographier ses mains, c’est plutôt son regard qui appelle mon objectif. C’est son regard qui dit sa vérité. Cet homme dont les mains gardent les traces de chaque lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi me demande de photographier ce qu’il est aujourd’hui, en ce dimanche matin. Je dépose donc mon appareil sur la table et commande un café grec. C’est alors qu’Antony me raconte, en grec et avec quelques mots d’anglais, la fois où il a navigué le fleuve St-Laurent. Je comprends alors qu’aujourd’hui, Antony est un marin.

Avant de le quitter, je lui demande si je peux finalement photographier son visage. Il me fait un petit signe de la tête. Il me regarde. Maintenant, je le vois vraiment. Clic.

Photo prise dans le cadre de l'École d'été à Molyvos, Mai-Juin 2014
Myriam Lapointe-Gagnon, étudiante au Baccalauréat en psychologie

* Prix du Concours photo du 15 octobre 2014



« Castellers de Barcelona »

Pays : Catalogne (Espagne) / Lieu : Poble-Sec, Barcelone / Date : 20 juillet 2014

Tradition catalane, les Castellers sont des troupes multi-générationnelles formées d’hommes et de femmes âgés de 4 à 74 ans. Appuyée par une base de plus de 40 personnes, la tour (ou le «château») s'édifie alors que chacun des groupes d'âge grimpe et s'appuie sur leurs aînés pour offrir aux suivants une base sur laquelle construire un autre étage. Sous la musique des flûtes et des tambours, les « castels » atteignent des hauteurs équivalentes à trois étages des magnifiques immeubles barcelonais. Les troupes de Castellers catalans parcourent présentement l'Europe afin de promouvoir le mouvement d'indépendance et de sensibiliser les Européens au refus de Madrid d'autoriser les Catalans à tenir un référendum légal sur l'avenir de leur nation. L'ampleur des « castels » rappelle les vertiges et l'effervescence de l'ascension d'un peuple vers l’indépendance.

François Dumont, en Stage de recherche à l’IRTA (un centre de recherche en agroalimentaire), étudiant au doctorat en biologie, Faculté des Sciences.


« Pimpiniando »

Cette photo a été prise dans la ville colombienne de Cucuta, Région de Norte de Santander, le 15 mars 2014. Grâce à la bourse mobilité j'ai passé trois mois en Colombie, en finissant mon projet de maîtrise, du programme de recherche-création en média expérimental, je me souviens.

Le titre de la photo est « Pimpiniando » qui décrit l'activité de vendre essence de contrebande, une activité très commune dans cette ville.

Andrés Salas


« Chez la famille Bravo Cortez »

León, Nicaragua. Le dimanche 11 Janvier 2014.

La famille Bravo Cortez m'a accueilli pendant mon immersion en espagnol. La photo a été prise lors d'un dimanche où toute la famille s'était réunie pour Carlito, le frère aîné, qui partait deux ans travailler en Italie. Cette immersion a eu lieu juste avant de commencer ma collecte de données pour un projet de reforestation.

Félix Vincent, étudiant à la Maîtrise en géographie.


« Foggy Danube »

Photo prise à Budapest (Hongrie) sur le bord du Danube le 3 janvier 2014.

Budapest est une ville magnifique que j'ai eu la chance de visiter il y a quelques années en l'été. Visitée à nouveau début janvier, mon enthousiasme à montrer cette ville à mes amis a été bafoué quand nous sommes arrivés en hiver et que les lieux étaient envahis de brouillard. Les photos prises lors de ce séjour sont pourtant dans les préférées de tout mon échange et Budapest restera toujours dans les plus belles.

J'étais en échange pour deux sessions à University of Leeds et cette photo me rappelle vraiment comment j'ai pu me sentir en ces dix mois en Angleterre, malgré qu'elle n'ait pas été prise dans le même pays.

Marie-Soleil Coupal, étudiante au Baccalauréat en animation et recherche culturelles.


« Ascension alternative »

Logements 123 (123 rue Royale, Bruxelles), le jeudi 9 octobre 2014.

Stage final chez Oxfam-Magasins du Monde, en Belgique. Photo prise dans le cadre d’une visite d’un site d’occupation temporaire (squat à statut légal) pour une capsule-info sur des initiatives citoyennes alternatives.

Amélie Bureau Lamothe, actuellement en Belgique francophone pour un stage de fin d’études, au programme de Communication (Relations humaines).


« KULTURPALAST »

La vieille ville de Dresde apparaît au premier coup d’oeil comme un joyau d’architecture ancienne, comme en témoignent le Semperoper ou encore le palais Zwinger, tous deux fondés dans les périodes fastes de l’époque des Rois de Saxe au XVIIIe et XIXe siècle. Pourtant, celle dont la beauté lui a autrefois valu le surnom de «Florence de l’Elbe» fut presqu’entièrement ravagée par les bombardements alliés vers la fin de la Deuxième Guerre mondiale. C’est que, dans les décennies suivant la guerre, l’essentiel de la vieille ville fut progressivement reconstruit selon les plans authentiques. Dans certains cas, il a fallu attendre la Réunification des deux Allemagnes en 1990 pour que les bâtiments baroques d’un autre âge se relèvent de leurs ruines. Alors que nous marchions sur la place du Neumarkt, notre guide nous demanda avec humour si nous pouvions deviner quel était le plus vieux bâtiment des alentours. Aucun n’aurait eu le réflexe de pointer le Kulturpalast, centre culturel et vestige du passé communiste de l’Allemagne de l’Est. Érigé en 1969, son architecture soviétique jure avec les autres bâtiments baroques de la Neumarkt, lesquels n’auront finalement vu le jour qu’en 2004.

Jonathan Hotz-Garber, étudiant au baccalauréat en sciences juridiques, au cours d’une visite de Dresde dans le cadre de l’école d’été à Berlin 2014.


« Se perdre en montagne mène parfois à d’incroyables découvertes »

Autriche, Innsbruck, à près de 2000 m d’altitude sur le mont Patscherkofel, 12 octobre 2014.

Griass di! (Bonjour en jargon autrichien)

Je me suis perdu encore aujourd’hui dans les montagnes… Ça m’a donné l’occasion de découvrir un panorama extraordinaire. Au loin, nous pouvons déjà sentir les Schnitzel et la bonne bière qui nous attendent dans ce chalet perché à flanc de montagnes. Le Tyrol est un endroit où les clichés frôlent la réalité. On se croirait dans la Mélodie du bonheur. Ce qui est certain, c’est que les Autrichiens l’ont trouvé le bonheur, et savent profiter des bonnes choses de la vie dans cet îlot paradisiaque au coeur de l’Europe !

Auf Wiedersehen !

Guillaume Proulx, étudiant au Baccalauréat en administration des affaires – Carrière Internationale, en échange bilatéral de l’ESG au Management Center Innsbruck


« La Jeunesse grecque »

Cette photo fut prise sur une plage de Molyvos dans le cadre du cours de photographie offert par l’école d’été de l’UQAM 2014 en Grèce sur l’île de Lesbos.
Molyvos est un village balnéaire et lorsque le beau temps culmine, les touristes y abondent. Les jeunes en vacances se rassemblent et s’éloignent des plages touristiques qui abordent le village. Ils vont se réfugier sur cette plage paradisiaque un peu à l’écart qui offre la paix, un sable doux et un magnifique paysage.
Un exercice du cours était de démontrer ce que nous interprétions comme le futur du village. Je pensais aux adolescents que je croisais à chaque jour sur les chemins me rendant à pied à l’école. Ils étaient sur le point de se positionner sur leurs avenirs. Allaient-ils s’occuper des terres agricoles de leurs familles ? Travailleraient-ils dans le secteur du tourisme comme la plupart des habitants de l’île ?
Pour le moment ils profitaient de l’été.
Et pour nous étudiants, il y avait les après-midi où nous avions terminé les devoirs et que nous n’avions rien d’autre à faire que d’être libre. Nous allions sur cette plage.
Il y avait les jeunes de Molyvos.
Nous, nous ressemblions.
Voilà une photo qui traduit un sentiment de fierté et de liberté. Qui parle d’une jeunesse grecque intemporelle.

Arianne Blanchet Lapointe
Étudiante en arts visuels et médiatiques


« Gai-rire »

Lyon, France, 2014

Sensibles aux petits et grands malades,

les clowns lyonnais prennent grand soin de leur donner une médication miracle

assidue; le rire, c'est la santé.

Eugénie Pelletier, étudiante au Baccalauréat en études littéraires, en échange à l’Université Lyon 2 (Lumière)


Concours du 15 mars 2014

Concours photos SRI UQAM

Voici les treize propositions de photographies et descriptifs complétées dans le cadre de la dixième édition du Concours de photographies sur la mobilité internationale des étudiants de l'UQAM, du 15 mars 2014.

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Glasgow, Écosse, février 2013.

C'était un samedi matin à la fin février et Jérôme n'en revenait pas tellement le gazon était vert. C'est normal, il pleut toujours en Écosse. Les cloches ont sonné et les mariés sont sortis. C'est drôle parce que dans ma tête à la University of Glasgow, il n'y avait même pas d'église. C'était plutôt l'endroit où Adam Smith avait fait ses recherches ou bien où on avait tourné des scènes de Harry Potter à l'école des sorciers. Puis, je me suis retournée et mon coeur s'est serré. J'ai vu ça. Ce moment tellement «écossais» entre un père et son fils, qui pour eux tellement banal, mais pour nous tellement cliché. Je ne prétends pas être photographe, je le suis encore moins, mais à cet instant j'ai compris le sens de la photographie, de capter des moments sur le vif et je me pince encore d'avoir eu le réflexe de prendre ma caméra à cet instant.

Marie Salera, étudiante au Baccalauréat en administration, École des sciences de la gestion, en échange en Écosse à l'hiver 2013.


Croquis devant la Berliner Fernsehturm

Durant notre séjour à Berlin, les journées étaient toujours ponctuées par des ballades en bicyclette afin de visiter les bâtiments directement sur le terrain. Ces moments d'arrêt nous permettaient d'exécuter des croquis de l'architecture berlinoise. Ici, j'ai pris un moment pour immortaliser ce temps d'observation et de sketchs devant la fameuse tour de télévision, icône de la ville. La lumière était éclatante et la disposition de mes amis autour de leurs vélos évoque bien l'ambiance de camaraderie du voyage.

Photographie avec appareil argentique Minolta. Berlin, juin 2013. École d'été en Allemagne. Par Dominique Rivard


Interstices d'hiver, premier dimanche neigeux.

Cette photo a été prise dans Hochelaga le 15 décembre 2013, lorsque pour la première fois j'ai vu la neige à Montréal. C'était un moment particulièrement beau et simple, qui est resté comme une parenthèse du temps figé dans cette ville silencieuse, un dimanche matin. Tout était changé, lisse, étouffé, uni, il n'y avait que le son de ma marche dans la neige.

J'ai effectué à l'automne dernier, un séjour d'étude au Québec, en design de l'environnement à l'UQAM pour un semestre. Je suis actuellement étudiante en Design d'objet aux arts décoratifs de Paris où je termine un master 2.

Cet échange au Québec est mon premier grand voyage, c'est aussi la porte qui s'est ouverte sur les rencontres et les amitiés, je suis partie émue de cette aventure, qui je suis sure n'était qu'à son commencement.

Maureen Barbette


Déferlante de bonne humeur sur la Bretagne

Je suis étudiante étrangère au baccalauréat en science politique de l'UQAM.

La photo a été prise sur la côte sauvage de Quiberon en Bretagne, France.

Prise l'été dernier, lors de mon retour au bercail.

Le sépia du ciel respecte le thème du concours, en rappelant un fond historique, puisque le sépia était autrefois utilisé en photographie. Ce qui appuie l'idée de photographier pour mémoriser ce que le cerveau n'a pas enregistré. Le sépia comme garant des souvenirs oubliés. Grâce à la photo, on retrouve cela.

J'aime particulièrement cette photo, car elle montre la puissance des vagues se fracassant sur les côtes bretonnes, et en cette période de problèmes environnementaux, elle met en évidence que quoi qu'il arrive, la nature aura toujours le dessus. Peu importe l'arrogance des hommes.

On constate en contre-jour, un homme pris par surprise par une vague. Il se penche en arrière, ce qui soutient mon propos par rapport à la force du courant et des déferlantes. Cette photo est à la fois, douce par ses couleurs, et énergique par la puissance de la mer.

J'aime beaucoup cette capacité de jouer entre les contrastes.

Gwendoline Pichard


Soleil couchant à Frontignan

Frontignan, c’est l’air salin de la Méditerranée. C’est une luminosité incroyable, une chaleur humaine hors du commun et des huitres à profusion. C’est pouvoir aller se tremper les pieds dans l’eau en décembre. C’est des plages de sable fin sur des kilomètres. C’est des petites étendues d’eau bigarrées dans lesquelles flamants flânent le jour et ciel s’imprime le soir. En présence d’un tel tableau se dessinant sous ses yeux, appareil photo en bandoulière, la contemplation n’a que d’autre choix que de se terminer en longue exposition.

Hugo Joseph, en échange étudiant à la Haute École d’Art et de Design (HEAD) de Genève, en Suisse. Photographie prise à Frontignan, Sud de la France lors d’un voyage pendant les vacances de Noël, en décembre 2013.


«Je suis un enfant.»

Phnom Penh, Cambodge. Janvier 2014.

J’ai rencontré ce garçon durant ma deuxième journée au Cambodge. Les Cambodgiens sont connus à travers le monde pour leurs sourires, surtout les enfants. Durant les cinq semaines que j’ai pu y voyager, j’ai eu la chance de pouvoir jouer, enseigner l’anglais et connaitre de nombreux jeunes du Cambodge. Cette photo est la seule photo que j’ai pu capturer d’un enfant qui ne sourit pas.

Pourtant, son expression représente pour moi la dure réalité que ces enfants cachent derrière leurs grands sourires. J’y ai découvert de plus ou moins loin de nombreux problèmes auxquels la jeunesse cambodgienne fait face chaque jour comme le trafic humain, le travail forcé ou tout simplement l’inaccessibilité à l’éducation.

J’ai pu effectuer ce voyage dans le contexte de mon échange à Hanyang University, Corée du Sud.

Alexiana Cirier, étudiante au baccalauréat en sciences politiques.


Silence, on joue! (Paris, France)

Cette photo a été prise à Paris où je suis en séjour d’études à la maîtrise en théâtre à Sorbonne Nouvelle Paris 3. En plus des séminaires, je profite de la vie culturelle de la ville. Cette vision de Paris m’a touchée parce qu’elle montre à la fois l’aspect artistique, le paysage urbain et la vie de tous les jours des enfants parisiens en dehors des clichés de la grande ville touristique. La photographie a été prise à la Place Igor Stravinsky à côté du Centre Georges-Pompidou, le 4 mars 2014.

Claudia Bernal


L’espoir d’une unification pacifique

Cette photo a été prise lors de mon échange étudiant, durant la session d’hiver 2013, à Séoul en Corée du Sud.

Alors me voici, au 38e parallèle, dans la Joint Security Area (« zone commune sécurisée ») située dans la célèbre zone coréenne démilitarisée qui sépare la Corée du Sud à la Corée du Nord. Une zone qui, contrairement à ce que son nom indique, est devenue une des frontières les plus militarisées au monde et où les émotions se font immédiatement percevoir. La tension était palpable et se faisait ressentir à la vue des soldats nord-coréens, de l’autre côté, nous observant avec leurs jumelles.

Tout au long de mon séjour en Corée du Sud, j’ai pu ressentir à nouveau les mêmes sentiments vécus lors de mon passage dans la Joint Security Area. Cette photo démontre une frontière qui illustre non seulement une barrière physique, mais aussi une barrière émotionnelle que les Sud-Coréens doivent porter sur leurs épaules au quotidien. Somme toute, malgré l’hostilité et l’animosité envers leur voisin du Nord, ils ont toujours un espoir d’une unification pacifique, malgré la dure réalité d’un problème qui est loin d’être résolu.

Félicia Côté-Floyd
Étudiante au baccalauréat en sciences comptables à l'École des Sciences de la Gestion


 

«Quand les courbes seront droites.»

Ce cliché fût effectué lors d'un séjour à New York, durant un court séjour passé à explorer de nouveaux horizons, lors de mon année d'échange à Montréal.

Accompagné de camarades étudiants en architecture comme moi, nous nous sommes arrêtés quelques instants au pied du musée si célèbre de Franck Lloyd Wright : le musée Guggenheim.

Observant la façade de cette oeuvre, j'éprouvais des difficultés pour la photographier, du fait de la circulation... j'ai alors décidé de me servir de ce flot de véhicules pour composer cette image.

Je pense que les droites créées par la lumière des phares instaurent un dialogue et contrastent avec les courbes architecturales de cet édifice. Ceci donne une dynamique saisissante à cette photo, qui illustre pour moi l'émulation que crée cette année de mobilité internationale.

De plus, le temps de pose rallongé permit de capter des éléments caractéristiques de la vie new-yorkaise, qui se déposent, telle une surimpression, sur l'image, ce qui lui confère une notion de spontanéité inattendue.

Cette image, pourrait-on dire, est un temps de «pause» dans la spirale de la vie.

Je suis actuellement en échange international à Montréal en DESS Design d'événements.
Venant d'une école d'architecture française, je profite de cette année d'échange pour voyager, découvrir le monde. Pour voir de mes propres yeux les chefs-d’œuvre d'architecture que je ne pensais voir que dans les livres.

Nicolas Dours-Franco


Headland, Skagen (DK), 2014, photographie numérique.

Cette photo est prise sur la pointe de Grenen, le point le plus nordique du Danemark. Se rencontrent ici deux mers: Skagerrak et Kattegat. Malgré la froideur, les vents et la noirceur de janvier, elles ne sont jamais de glace. Leur réunion est stupéfiante.
22 janvier 2014.

Émylie Bernard
Étudiante de la faculté des arts, au baccalauréat en arts visuels et médiatiques. En échange à l'université d'Aalborg au Danemark.


La marchande de fruits

Vietnam -Delta du Mékong - 20 décembre 2013

Lors d'un voyage au Vietnam afin de tourner un court-métrage documentaire sur un vétéran du Front National de Libération.

Pendant une excursion en motorbike, j'ai vu au loin un temple avec un Bouddha en or gigantesque. C'était le matin, un creux de vagues entre les touristes de 10h et ceux de midi. Tout au plus deux ou trois autobus rassuraient sur la nature touristique du lieu. Devant l'entrée du temple, de l'autre côté de la rue, une vieille dame dormait sur son étale montée à même son motorbike, les Ipads se réjouissaient de la magnificence d'une statue éternelle, mais la vieille dormait, le pied mi-accroché mi-déposé dans les replis de ses poches de jutes.
J'ai préféré un bref moment de beauté ordinaire.

Olivier Grondin


San Bernardino

Lors d'une session à l'étranger en Californie, à l'hiver 2013, j'ai réalisé ce projet dans le cadre d'un cours de photographie. J'avais choisi de partir à San Bernardino, une ville qui est bien loin des idées préconçues qu'on peut se faire de cette belle Californie; je le savais. San Bernardino n'a pas échappé à la réalité américaine des années 2000, c'est une ville sous tutelle qui a fait faillite, qui est à des années-lumière du grand rêve américain. Étant imprégnée de cette réalité qui planait au travers de ce mélange mexicain et afro-américain, je trouvais pertinent de choisir comme sujet la culture des gens qui habitent cette ville bordant le désert, à 100 kilomètres de Los Angeles.

Je ne suis pas près d'oublier cette journée. J'avais pris l'autobus, et avant de descendre au centre-ville, j'ai pris la peine de demander au chauffeur si le coin était sécuritaire. Je me souviens encore de sa réponse : « peu importe l'heure ou l'endroit, dans cette ville, on n'est jamais vraiment en sécurité ». Je me souviens également très bien de son « God bless you » lorsque j'ai descendu les marches.

C'est en me promenant sur Highland avenue, par hasard avec ma caméra au cou, que j'ai croisé ce Barbershop. Pour une raison que j'ignore encore, cet endroit humble et modeste a attiré mon attention.

J'ai pris mon courage d'une main, mon appareil de l'autre et je suis entrée. − Moi, la Canadienne blanche avec un accent terrible. J'y ai rencontré deux barbiers afro-américains ayant aussi de forts accents, l'un du Mississippi et l'autre du sud de la Californie. − Ils tenaient eux aussi leur courage d'une main, mais un rasoir dans l'autre.

C'est en pleine partie des Lakers que j'ai fait mon apparition, un après-midi du mois de janvier. Ils ont candidement accepté de se laisser photographier en travaillant, comme presque tous leurs clients d'ailleurs. J'ai passé en tout deux jours à prendre des photographies des habitants de ma ville d'accueil, à écouter leurs conversations et à voir comment ils interagissaient entre eux et avec moi − moi, qui de toute évidence, n'était pas du voisinage. Entre les clients, June, le propriétaire, me racontait son histoire, et celle de sa clientèle, ses habitués. Malgré la barrière linguistique, ce propriétaire n'a pas hésité à me raconter comment sa famille avait immigré au sud, qu'il avait trois grands enfants, comment il avait fait la connaissance de JB son employé et qu'à deux, ils travaillent sept jours sur sept. C'est avec légèreté, solidarité et authenticité qu'ils m'ont laissé attraper ces moments de vie sur pellicule. Le choix de ma caméra était approprié ( Mamiya - C220 ), loin de l'instantanéité du numérique, chaque photo est maintenant une empreinte de ces rencontres uniques.

Ce projet fait partie des plus beaux souvenirs que je garde de cette expérience d'études à l'étranger. Ces images sont en quelque sorte le reflet de cette culture, de cette petite ville américaine du sud de la Californie où l'on ressent encore très bien les effets de la récession.

Caméra - Mamiya C220, 120mm - dans le cadre du cours de Thomas McGovern à la California State University of San Bernardino. Hiver 2013

Marie-Andrée Pelletier-Cyr
Étudiante à la Faculté des Arts, Baccalauréat en design graphique, échange California State University, San Bernardino, Hiver 2013

* Prix du Concours photo du 15 mars 2014


MIRAFLORES

Cette photo a été prise lors d'une session à l'étranger au Pérou, à Lima le 13 mars 2014.

Miraflores est un district reconnu pour les trois éléments représentés sur cette photo, soit ses plages donnant accès à l'océan Pacifique, ses jardins et parcs avec leur abondance de fleurs et son côté plus urbain avec ses centres d'achats.

Myriam Gagné
Étudiante au Baccalauréat en administration, École des sciences de la gestion, en échange bilatéral ESG, à Universidad Esan à Lima au Pérou.