Délégation latino-américaine à l’UQAM en 2014

Photo : Denis Bernier


Une délégation latino-américaine de l’Organisation universitaire interaméricaine (OUI) est venue à l’UQAM dans le cadre d’un stage de Instituto de Gestión y Liderazgo Universitario (IGLU) (l'Institut de gestion et de leadership universitaires (IGLU)), en février 2014. 

Une trentaine de responsables universitaires de haut niveau provenant du Brésil, du Costa Rica, de la Colombie, de Puerto Rico et de la République dominicaine étaient de passage à l'UQAM, le 18 février dernier, dans le cadre d'un stage de formation de l’IGLU. Ce stage fait partie du cours IGLU 2013-2014 qui vise à accroître la qualité de l'enseignement supérieur par l'amélioration de la gestion universitaire.

Du Brésil : Heitor Wensing Júnior de Universidade do Sul de Santa Catarina (UNISUL); José Luiz Casela de Pontifícia Universidade Católica do Paraná (PUCPR); et  Manoel Pinto Gomes Pereira de Empresa Brasileira de Pesquisa Agropecuária (EMBRAPA).

Le stage de l’IGLU s’est déroulé au mois de février 2014, et a permis la visite de plusieurs institutions d’éducation supérieure dans la région de Montréal et de Québec : l’Université de Montréal (UdeM), l’Université du Québec à Montréal (UQAM), l’École de Technologie Supérieure (l’ÉTS), l’Université Laval et des représentants du gouvernement.

Ailín María Lockward Dargam de Instituto Tecnológico de Santo Domingo de République dominicaine; Aida Teresa Mencía Ripley de Universidad Iberoamericana de République dominicaine; et Carlos Manuel Paz Barahona de Universidad de Costa Rica (UCR).

Cristiana Verônica Mueller de Universidade de Santa Cruz do Sul (UNISC) du Brésil; Luis Henrique Telles da Rosa de Universidade Federal de Ciências da Saúde de Porto Alegre (UFCSPA) du Brésil; Miguel J. Escala, directeur exécutif de IGLU; Laura López Castilla de Universidad del Rosário de Colombie.

Photo : Denis Bernier

En plus de permettre aux stagiaires du programme IGLU d’avoir des discussions plus spécialisées et voir des applications concrètes de la gestion universitaire au Québec, cette tournée a été une excellente occasion de donner aux universités québécoises une vitrine sur la scène interaméricaine. Les participants au stage sont des leaders et de hautes autorités d’excellentes universités à travers les Amériques, ce qui a permis au personnel institutionnel participant de faire un réseautage et des rencontres sur la scène universitaire internationale.

Dîner de la délégation en présence de la direction de l’UQAM dont le vice-recteur à la vie académique René Côté; le vice-recteur à la recherche et à la création Yves Mauffette; le doyen de la Faculté de science politique et de droit Jean-Pierre Beaud, la doyenne de la Faculté des Arts Louise Poissant.

Kelly Cristina Benetti Tonani Tosta de Universidade Federal da Fronteira Sul (UFFS) du Brésil, Humberto Tonani Tosta de Universidade Federal da Fronteira Sul (UFFS); Luis Henrique Telles da Rosa de Universidade Federal de Ciências da Saúde de Porto Alegre (UFCSPA); Miguel J. Escala, directeur exécutif de IGLU.

Photo : Denis Bernier

Stéphane Pallage, doyen de l’École de Sciences de la gestion de l’UQAM; Sylvain St-Amand, directeur du SRI; Jean-Guy Prévost, professeur et vice-doyen au Département de science politique de l’UQAM; et Pedro Antônio de Melo, directeur de l’Institut de Recherche et d’Études en Administration Universitaire (INPEAU), de Universidad Federal de Santa Catarina (UFSC), Brésil.

Notons que l’École des sciences de la gestion de l’UQAM offre son programme de MBA pour cadres (EMBA), en trois langues et dans 12 pays répartis en Europe, en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud.

 

Les participantes et participantes représentaient les établissements suivants :

Brésil

  1. Grupo Standard Consultoria
  2. Universidade de Santa Cruz do Sul (UNISC)
  3. Instituto Federal de Educação, Ciência e Tecnologia de Mato Grosso (IFMT)
  4. UnisulVirtual
  5. Pontifícia Universidade Católica do Rio
  6. Grande do Sul (PUC-RS)
  7. Universidade Federal do Rio Grande do Norte (UFRN)
  8. Universidade do Sul de Santa Catarina (UNISUL)
  9. Universidade Federal da Fronteira Sul (UFFS)
  10. Pontifícia Universidade Católica do Paraná (PUCPR)
  11. Centro Universitário UNIVATES
  12. Universidade Federal da Fronteira Sul (UFFS)
  13. Universidade Federal de Ciências da Saúde de Porto Alegre (UFCSPA)
  14. Centro Universitário UNIVATES
  15. Instituto Federal de Educação, Ciência e Tecnologia da Paraíba
  16. Instituto Federal de Educação, Ciência e Tecnologia da Paraíba (IFPB)

Brésil

  1. Universidade Federal de Santa Catarina (UFSC)
  2. Empresa Brasileira de Pesquisa Agropecuária (EMBRAPA)
  3. Instituto Federal de Educação, Ciência e Tecnologia de Mato Grosso (IFMT)
  4. Pontifícia Universidade Católica do Paraná (PUCPR)

Colombie

  1. Universidad del Valle
  2. Universidad del Rosário
  3. Universidad Cooperativa de Colombia

Costa Rica

  1. Universidad de Costa Rica (UCR)
  2. Universidad Nacional de Costa Rica (UNA)
  3. Universidad Técnica Nacional
  4. Universidad de Ciencias Médicas (UCIMED)

Puerto Rico

  1. Universidad Politécnica de Puerto Rico

République dominicaine

  1. Universidad Iberoamericana
  2. Instituto Tecnológico de Santo Domingo

Ailín María Lockward Dargam, de Instituto Tecnológico de Santo Domingo de République dominicaine ; Aida Teresa Mencía Ripley de Universidad Iberoamericana; et Carlos Manuel Paz Barahona de Universidad de Costa Rica (UCR).

Photo : Denis Bernier

Patricia Gudiño Secrétaire générale exécutive, bureau à Montréal, de l’Organisation universitaire interaméricaine (OUI) et Robert Proulx, recteur de l’UQAM.

Photo : Denis Bernier

Après un tour d’horizon historique illustrant l’apport exceptionnel de l’UQAM pour la démocratisation des études supérieures, le recteur de l’UQAM Robert Proulx a présenté ses réflexions sur l’internationalisation de l’UQAM, partagées depuis son élection comme nouveau recteur en janvier 2013.

Sa communication intitulée «Comment les caractéristiques et les spécificités de l’UQAM amènent à concevoir l’internationalisation autrement» propose des alternatives aux pressions externes que subissent les universités et qui exacerbent la compétition entre elles, notamment il propose de baser l’internationalisation et la stratégie internationale de l’UQAM sur des principes de responsabilité sociale, de coopération, et sur la co-construction et mise en commun des connaissances entre les universités du monde, et en particulier avec les universités du Sud. Les partenariats doivent être fondés sur la base de bénéfice mutuel.  Cette approche a été très appréciée par plusieurs membres de la délégation qui voit un intérêt commun pour des développements futurs notamment pour des universités communautaires du Brésil. 

Il a mentionné que l’UQAM souhaite développer des partenariats entre groupes de chercheurs ayant des objectifs de recherche communs et des expertises complémentaires, en favorisant la mobilité des chercheurs et de leurs étudiants, et en développant des programmes de formation conjoints tels que des co-tutelles ou des programmes bi-diplomants. Plutôt que d’attirer vers l’UQAM les meilleurs étudiants, M. Proulx propose une mise en partage de ces étudiants avec l’institution d’origine dans le cadre de programmes innovants qui renforcent encore le partenariat interinstitutionnel. Il propose aussi de renforcer nos mécanismes de co-construction et de partage des connaissances avec les communautés locales.

L’UQAM participera activement au développement de logiciels libres de gestion universitaire  (fonction académique et registraire par exemple) et vise à le faire en partenariat avec des universités du Sud. Enfin, l’UQAM soutient activement le contenu libre et l’accès universel et libre à la recherche internationale.

Des caractéristiques distinctives de l’UQAM sur la scène québécoise ont été mentionnées : une culture de l’innovation, un fort ancrage dans le milieu et un grand souci d’accessibilité.

Les domaines novateurs de l’UQAM sont principalement : la sexologie, la muséologie, les études féministes; le design graphique, les arts médiatiques; les sciences cognitives; le tourisme et l’environnement; et la géodynamique ou la gestion des risques.

En plus des exemples qui favorisent l’accessibilité aux savoirs universitaires, il mentionne la participation de l’UQAM à des réseaux locaux, nationaux et internationaux, dont celui de l’Université du Québec, l’Association des universités et collèges du Canada, celui des universités américaines, soit l’Organisation universitaire interaméricaine (OUI) notamment.

Robert Proulx, recteur de l’UQAM; Pierre Doray, professeur au Département de sociologie et directeur du Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST); et Sylvain St-Amand et Patricia Gudiño.

Plusieurs universités latino-américaines ont apprécié cette approche qui présente une alternative à l’approche «palmarès» ou «ranking» et compétitive qui prévaut entre les institutions dans le monde universitaire.  Également, elles ont noté la particularité de l’UQAM qui a institutionnalisé une collaboration active et structurée avec la collectivité, par la création du Service aux collectivités, et la reconnaissance de l’apport des professeurs par des dégrèvements permettant de libérer les professeurs pour contribuer à la collectivité. 

Pratiques collaboratives

Sylvie de Grosbois directrice du Service aux collectivités a présenté une communication intitulée «La mobilisation des connaissances à l’UQAM : un spectre de possibilités» : diffusion et transfert - université vers les milieux; maillage - université / milieux; et co-construction, accompagnement - université / milieux. 

Précisons qu’il y a maintenant plus de 20 ans que l’UQAM se reconnaît formellement une mission de services aux collectivités. Cette décision de l’UQAM découlait de son caractère d’université publique, de sa volonté de contribuer à une démocratisation de l’accès au savoir par les collectivités qui n’y ont pas traditionnellement accès. Cette approche unique reconnaît les syndicats, les groupes de femmes et les groupes communautaires et populaires en tant que partenaires dans la détermination et l’élaboration des activités de services aux collectivités. Afin de concrétiser le caractère véritablement institutionnel de cette mission, l’UQAM soutient cette mission par des ressources institutionnelles. Les activités de formation et de recherche réalisées dans le cadre de cette mission ont été reconnues et intégrées dans la définition de la tâche des professeures, professeurs; une banque de 20 dégrèvements d’enseignement et un volet de subvention pour la recherche à même le fonds institutionnel de recherche sont dédiés aux activités de type service aux collectivités. 

Plusieurs professeurs de l’UQAM ont présenté des communications en réponse aux sujets d’intérêts des stagiaires.  

Ainsi, Pierre Doray, professeur au Département de sociologie et directeur du Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST) de l’UQAM a décrit le développement de l'enseignement supérieur au Québec et au Canada, d'hier à aujourd'hui.

Communication de Anne Latendresse, professeure au Département de géographie et directrice du Centre d'études et de recherches sur le Brésil (CERB) de l’UQAM. En 2013, l’UQAM a célébré le 30e anniversaire des premières ententes avec des universités brésiliennes. Depuis, l’Université est devenue le plus important centre académique d’expertises sur le Brésil au Canada, et ce, dans plusieurs disciplines.

Puis, Anne Latendresse, professeure au Département de géographie et directrice du Centre d'études et de recherches sur le Brésil (CERB) de l’UQAM a présenté les échanges établis entre l'UQAM et les universités brésiliennes. Dorval Brunelle, professeur au Département de sociologie et directeur de l'Institut d'études internationales de Montréal de l'UQAM, a souligné les contributions des instituts et centres de recherche à vocation internationale à l'internationalisation de l'UQAM, tant au chapitre de l'enseignement que de la recherche. Rappelons que l’UQAM soutient plusieurs centres de recherche à vocation internationale, dont l’Institut d’études internationales de Montréal (IEIM) qui réunit 14 unités de recherche distinctes. L’IEIM a célébré son 10e anniversaire en 2013.

De l’UQAM : Maria Dolores Otero, directrice du Centre des services d'accueil et de soutien socioéconomique des Services à la vie étudiante, Dorval Brunelle, Dorval Brunelle, professeur au Département de sociologie et directeur de l'Institut d'études internationales de Montréal et Sylvain St-Amand.

L’Université, la société et l’innovation sociale 

Sylvie de Grosbois directrice du Service aux collectivités de l’UQAM et Juan Luis Klein, professeur au Département de géographie et directeur du Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES) de l’UQAM.

Juan Luis Klein, professeur au Département de géographie et directeur du Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES) de l’UQAM a suscité un vif intérêt. Sa communication intitulée «l’Université, la société et l’innovation sociale : question de la co-construction» a présenté une réflexion sur le rôle de l’Université pour construire une société apte à l’innovation et au changement social. 

Selon lui, l’Université peut être au centre d’un processus de co-construction des connaissances en ce qui concerne la démocratisation de la société de la connaissance.  Le rôle de l’Université en lien avec la société civile va au-delà du simple transfert de connaissances académiques.  Il peut être un lien dans la co-construction de la connaissance qui n'est pas seulement orientée vers la concurrence économique. L’Université peut être une entreprise innovante qui intègre tous les processus de l'innovation sociale et critique.

Il a présenté le CRISES, la recherche partenariale ou associée, des exemples de mobilisation des connaissances et de transfert de connaissance et présenté un modèle résultant de la co-construction, ayant des effets institutionnels et organisationnels et étant basé sur la mobilisation des connaissances, l’action collective, l’initiative locale, la solidarité locale, l’empowerment, la conscience territoriale. Il a souligné deux exemples de recherche en partenariat pour la revitalisation d’un quartier de Montréal (Usines Angus) ou d’un village (Sainte-Camille).

Des possibilités à venir

Lors de cette rencontre, Sylvain St-Amand, directeur du Service des relations internationales a présenté une vue d'ensemble des activités de l'UQAM en matière d'internationalisation : programmes d'étude, mobilité étudiante, échange de professeurs. Dolores Otero, directrice du Centre des services d'accueil et de soutien socioéconomique des Services à la vie étudiante a expliqué la façon dont l'UQAM s'y prenait pour intégrer les étudiants étrangers.

M. St-Amand se rendra à la conférence FAUBAI - Fórum de assessorias das universidades brasileiras para assuntos internacionais 2014, au mois d’avril où il aura l’occasion de rencontrer certains délégués qui étaient présents à la délégation latino-américaine à l’UQAM.  La conférence aura lieu à Joinville, au Brésil, du 13 au 16 avril 2014, et le thème de cette année est «L’enseignement supérieur brésilien : construire des partenariats stratégiques».  Rappelons que le directeur a déjà assisté à la rencontre du FAUBAI en avril 2012. Le FAUBAI est établi comme espace unique de dialogue entre les gestionnaires des relations internationales des universités brésiliennes.

FAUBAI est une association fondée en 1988, à but non lucratif, comprenant 250 membres institutionnels, et est dédiée à aider l'internationalisation de l'enseignement supérieur brésilien, de promouvoir la diversité et le potentiel du système de l'enseignement supérieur brésilien à l'étranger et à la formation de ses membres à travers : des échanges d'expériences et d'informations; des conférences, séminaires, ateliers, stages et réunions; des Conseils aux institutions d'enseignement supérieur, etc.

Documents


 Photos : Outre les photos de Denis Bernier déjà identifiées; photos de Francine Boudreault

Date de publication : 12 mars 2014

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