Activités internationales du Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté (Centr’ERE) et de ses membres

Plusieurs membres du Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté (Centr’ERE) nous informent de leurs activités récentes et à venir concernant l’éducation relative à l’environnement, au cœur de l’engagement écosocial. Tout d’abord, Étienne van Steenberghe, rédacteur en chef de la Revue francophone internationale Éducation relative à l’environnement. Regards. Recherches. Réflexions présente la Revue.  Ensuite, Frida Villarreal Diaz, coordonnatrice à la gestion du projet Ecominga amazónica, nous renseigne sur les suivis du projet Ecominga et ses retombées en 2015; suivi de Isabel Orellana, professeure au Département de didactique de la Faculté des sciences de l'éducation et directrice de la maîtrise en sciences de l'environnement à l'Institut des sciences de l'environnement de l'UQAM qui nous informe du projet de colloque international et de collaboration avec des universités chiliennes. Et finalement, une distinction honorifique accordée à la professeure de l’UQAM Lucie Sauvé par la Universidad Veracruzana, de Xalapa, du Mexique, le 8 mars 2015 est soulignée avec grand plaisir.

Le Centr'ERE est un centre à dimension internationale, dont plusieurs membres et partenaires européens.  Il a pour mission de contribuer au développement d’une société qui s’engage à améliorer le réseau des relations entre les personnes, les groupes sociaux et l’environnement, en dynamisant le champ de recherche en éducation relative à l’environnement, tant dans les milieux d’éducation formelle que dans les contextes d’éducation non formelle et d’apprentissage informel.

Le site Web du Centre témoigne de son dynamisme à l’international : www.centrere.uqam.ca

De la recherche à la diffusion des savoirs

Étienne van Steenberghe (Phd en éducation et santé publique), rédacteur en chef de la Revue francophone internationale Éducation relative à l’environnement. Regards. Recherches. Réflexions présente cette revue scientifique qui s'est classée Catégorie 1 (revues « référentes » pour le champ des recherches en sciences de l'éducation) par l'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (AERES, France).  Depuis plus de 15 ans, la revue internationale Éducation relative à l’environnement : Regards - Recherches – Réflexions vise à stimuler la production et à permettre la diffusion de textes qui contribuent à l’avancement des connaissances et à la réflexion critique sur l’arrimage entre les questions d’éducation, d’environnement et de citoyenneté. Cette revue est le seul créneau de diffusion francophone de la recherche dans le domaine. Cofondée et dirigée par la professeure Lucie Sauvé, elle est conçue dans une perspective de partenariat au sein de la Francophonie internationale avec comme point d’ancrage une équipe de chercheurEs de l’Université du Québec à Montréal, aujourd’hui regroupés au Centre de recherche et de formation relative à l’environnement et à l’écocitoyenneté.

Cette revue contribue largement à la mobilisation, la dynamisation et la consolidation de la communauté des chercheurs francophones ou francophiles à l’échelle internationale. À partir de 2015, la revue publiera deux numéros annuels. Au premier semestre, un numéro thématique portera sur les questions entrecroisées de l’identité et de l’engagement en matière d’environnement. Au deuxième semestre, un numéro hors thème donnera accès à des recherches originales et à des regards réflexifs sur les enjeux de l’action  éducative.

Au fil du temps, la revue est devenue l’une des stratégies clés de la structuration et du développement du champ de l’éducation relative à l’environnement au sein de la Francophonie. Elle est en constant développement. Entre autres, elle devrait migrer d’ici la fin de l’année sur le portail francophone « Revues.org ». Aussi depuis peu, la revue offre des espaces d’interaction Web (en particulier, via le groupe LinkedIn « Éducation relative à l’environnement et à l’écocitoyenneté ») pour discuter autour de certains articles dans une perspective critique et en vue d’ouvrir sur de nouveaux espaces de recherche.

Dans un souci de diffusion du savoir tant parmi les chercheurs que les acteurs de l’éducation relative à l’environnement, tous les articles de la revue sont en libre accès sur le site de la revue (www.revue-ere.uqam.ca) et disponible en version papier au Centr’ERE (local N 4515).

Le suivi du projet Ecominga : activités, publications et communications

Frida Villarreal Diaz, coordonnatrice à la gestion du projet Ecominga amazónica, nous renseigne sur les suivis du projet Ecominga et ses retombées en 2015.

Des écoleaders de la région de Santa Cruz, Bolivie, lors d’une session de co-formation.

Photo : Équipe Ecominga

Le projet de coopération interuniversitaire Ecominga Amazónica – Écodéveloppement et santé environnementale en Bolivie (2007-2013) visait le renforcement de la mission sociale des universités face aux problématiques socioécologiques de la région amazonienne. Il a associé l’Université du Québec à Montréal à trois universités de la région amazonienne de Bolivie : l’Universidad Autónoma "Gabriel René Moreno" de Santa Cruz, l’Universidad Amazónica de Pando et l’Universidad Autónoma del Beni "Mariscal José Ballivián".

Une trentaine de professeurs des quatre universités concernées ont participé à la conception et à la mise en œuvre d’un programme de formation de leaders communautaire afin de contribuer à l’écodéveloppement des communautés rurales de l’Amazonie. À l’UQAM, mentionnons les professeures Lucie Sauvé (directrice du projet), Isabel Orellana (coordonnatrice académique), Sylvie Jochems (volet travail social) et Wanda Smoragiewicz (en biochimie alimentaire). D’autres membres du Centr’ERE y ont aussi participé : entre autres, Marie Saint-Arnaud (en foresterie autochtone), Laurence Brière (en sciences de l’environnement), Jérôme Lafitte et Marie-Ève Marleau (en éducation et formation relatives à l’environnement).    

Le projet Ecominga, Écodéveloppement et santé  environnementale en Bolivie, se trouve à l’étape des retombées, au-delà de sa période de financement. D’autres activités se déploient comme des branches autour d’un tronc bien vivant.

L’année 2015 a débuté avec la visite à Montréal de deux membres de l’équipe bolivienne d’Ecominga venues dans le cadre d’un projet de l’École de Technologie supérieure (ETS).  À cette occasion, le Centr’ERE a organisé un séminaire interuniversitaire et a fait le lancement d’un manuel de technologies appropriées élaboré autour des expériences du projet Ecominga.

Les productions d’Ecominga sont progressivement mises en ligne (www.ecominga.uqam.ca), que ce soit le manuel, les sept mémoires de maîtrise, les dix modules du programme de formation d’écoleaders, un compendium d’études de cas et un documentaire présentant les fondements et réalisations du projet. Ces productions alimentent divers champs de recherche et peuvent être utilisées comme outils pédagogiques.

Au printemps 2015, Jorge Azad,  doctorant en sciences de l’environnement dans le cadre du projet Ecominga, viendra soutenir sa thèse à l’UQAM. À cette occasion, le Centr’ERE organisera un séminaire international avec des chercheurs de Bolivie et aussi du Mexique.
La riche expérience d’Ecominga fait l’objet de communications dans le cadre de divers  événements scientifiques et aussi dans les cours de différents programmes de formation à l’UQAM, où il est présenté comme un exemple de projet interuniversitaire international dans le domaine de l’éducation relative à l’environnement, de  l’écocitoyenneté et de l’écodéveloppement.

Ecominga a permis d’accroître le réseau du Centr’ERE à l’international : de nombreuses avenues d’échanges et de collaboration se sont ouvertes avec des chercheurs d’Amérique latine. 

En effet, divers travaux de collaboration ont été développés depuis plus de dix ans contribuant à la convergence et à l’articulation de chercheurs de diverses universités québécoises et latino-américaines et de représentants d’organismes communautaires autour de préoccupations relatives aux enjeux socioécologiques associées au déploiement de l’industrie à grande échelle du domaine extractif, notamment, du Chili, Mexique et Argentine. Depuis 2006, à travers la professeure Isabel Orellana et son équipe, le Centr’ERE, a été coorganisateur au Québec de colloques annuels de séminaires et des ateliers de formation sur ce sujet, ainsi que d’une session du Tribunal permanent des peuples sur l’industrie minière canadienne en Amérique latine (http://www.tppcanada.org/a-propos-du-tpp/session-canada/), un événement majeur dans le domaine.

Pour plus d’information sur le projet Ecominga

Colloque annuel international en éducation relative à l’environnement et à l’écocitoyenneté – un projet de collaboration avec des universités chiliennes

Par ailleurs, le projet Ecominga a rayonné aussi au Chili. Cette expérience a enrichi et permis de déployer un réseau de réflexion, d’échanges et de discussion autour des réalités critiques socioécologiques latino-américaines et des nouveaux scénarios territoriaux et d’émergence d’une écocitoyenneté critique. Ainsi, depuis 2013, un colloque annuel interuniversitaire en éducation relative à l’environnement et écodéveloppement communautaire est coorganisé par le Centr’ERE, l’Institut d’Études Avancées de l’Universidad de Santiago de Chile –USACH et la Pontificia Universidad Católica de Valparaíso. Cet important événement annuel se tient au Chili et il a pu compter sur la participation d’importants chercheurs latino-américains, dont Edgar González Gaudiano, de l’Universidad Veracruzana; Maristella Svampa, de l’Universidad Nacional de La Plata, Argentine; Eduardo Gudynas, directeur du Centre Latino Américain d’Écologie Sociale, Uruguay; Marcos Reigota de l’Universidade de Sorocaba, Brésil; Nancy Yáñez, de l’Universidad de Chile; Ricardo Bérriz, du Centre de développement local et communautaire de Cuba; Lucio Cuenca, directeur de l’Observatoire latino-américain de conflits environnementaux; et divers représentants d’organismes et de réseaux communautaires et du Ministère de l’Environnement du Chili. Le recteur et des doyens de l’USACH ont été présents pour accueillir cet événement. Aussi, lors de la deuxième version de ce colloque, Robert Hausler chercheur l’École de Technologie supérieure- ETS, membre du projet Ecominga a été l’un des conférenciers invités.

Cette année, parmi  les invités du  IIIe colloque, on accueille l’une de plus prestigieuses intellectuelles d’Amérique latine, Silvia Rivera Cusicanqui, de lUniversidad Mayor de San Andrés, Bolivie et l’un de grands épistémologues de l’éducation relative à l’environnement Enrique Leff, de l’Universidad Nacional Autónoma, Mexique. Lucie Sauvé, directrice du Centr’ERE sera également l’une des conférencières principales.

Robert Hausler et Isabel Orellana. Robert Hausler est chercheur l’École de Technologie supérieure- ETS, membre du projet Ecominga- Écodéveloppement communautaire et santé environnementale en Bolivie (2007 - 2013), et conférencier invité. Isabel Orellana est professeure du Département de didactique, chercheure du Centr’ERE et directrice de la Maîtrise en sciences de l’environnement de l’UQAM. Elle a été responsable académique internationale dans le cadre du projet Ecominga.

Photo : Direction des communications, Universidad de Santiago de Chile

Les organisateurs de cet événement annuel se proposent comme le souligne la professeure Isabel Orellana, initiatrice de ce projet, de contribuer au défi d’engagement de l’université contemporaine dans les processus d’analyse et de recherche de réponses et de solutions aux problématiques socioécologiques cruciales actuelles. Par cette activité, il s’agit de contribuer à intégrer les domaines de l’ERE et de l’écodéveloppement communautaire à l’université : comme thème transversal de formation, comme axe de recherche; comme objet de formation-action à travers les services aux collectivités et comme thématiques de formation continue.

Deuxième Colloque annuel international en éducation relative à l’environnement et à l’écodéveloppement communautaire avec des partenaires universitaires chiliens.

Photo : Direction des communications, Universidad de Santiago de Chile

Cet événement annuel a été conçu comme un espace de rencontre, de réflexion et d’analyse critique entre les acteurs universitaires, communautaires et gouvernementaux sur les situations critiques socioécologiques actuelles et les aspects territoriaux, identitaires, culturels, politiques que s’y associent.

8 mars 2015 : Lucie Sauvé reçoit un Doctorat Honoris Causa de l’Universidad Veracruzana (Xalapa, Mexique).

Lucie Sauvé, professeure au Département de didactique de la Faculté des sciences de l’éducation et directrice du Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté (Centr’ERE) de l’UQAM, nous informe de la distinction honorifique qu’elle a reçu et qui rend hommage à son travail exceptionnel dans le domaine de l’éducation à l’environnement et à son engagement écosocial. 

C’est avec grand plaisir et fierté que nous lui transmettons nos félicitations!

Le 8 mars dernier, Journée internationale des femmes, professeure Lucie Sauvé a reçu un Doctorat Honoris Causa de la Universidad Veracruzana – l’une des grandes universités du Mexique (70 000 étudiants).

La rectrice Dra Sara Ladrón de Guevara et Lucie Sauvé lors de la remise du diplôme.

Photo : Universidad Veracruzana

C’est à l’unanimité que le Conseil Général de l’Université a accordé ce titre à la professeure Lucie Sauvé, à l’occasion d’une session extraordinaire, reconnaissant ainsi « sa trajectoire académique féconde et son importante contribution sociale ».

La médaille et le document formel lui ont été remis par la rectrice Dra Sara Ladrón de Guevara, accompagnée des membres de la haute direction de l’Université, en particulier la Secrétaire Académique de l’institution, Mtra. Leticia Rodríguez Audirac.  Plusieurs représentants des autorités politiques et des différents ministères ont également participé à la cérémonie d’investiture.

Lucie Sauvé, Ph.D., professeure titulaire au Département de didactique, directrice du Centre de recherche en éducation et formation relatives à l'environnement et à l'écocitoyenneté de l’UQAM.

Photo : Universidad Veracruzana

La candidature de la chercheure Lucie Sauvé a été proposée par l’Instituto de Investigaciónes en Educación, dont l’un des axes majeurs est l’éducation relative à l’environnement, et dont le directeur, Dr Edgar González-Gaudiano, est un chef de file et un chercheur internationalement reconnu dans le domaine.

Selon le directeur de l’Institut, « Lucie Sauvé est l’une des grandes figures du champ de l’éducation relative à l’environnement au niveau mondial. Elle se distingue en particulier par la cohérence entre ses travaux académiques et son engagement écosocial. Non seulement a-t-elle contribué à structurer le champ théorique et pratique de l’éducation relative à l’environnement dans son ensemble, et inspiré la recherche et la formation entre autres en Amérique latine, mais elle a mis en évidence la dimension politique de l’action éducative en ce domaine et l’importance de l’engagement citoyen - incluant l’engagement du milieu académique - au regard des réalités socioécologiques contemporaines ».

Edgar González-Gaudiano poursuit : « Les œuvres de Lucie Sauvé sont des lectures obligatoires dans les programmes de formation en éducation relative à l’environnement. Il s’agit de l’auteure étrangère la plus citée dans les mémoires et thèses au Mexique et dans plusieurs autres pays latino-américains. Elle aime répéter que le Québec a aussi une âme latino-américaine ».

De gauche à droite :  Dr Edgar Gonzalez-Gaudiano,directeur de l’Instituto de Investigaciónes en Educación; Lucie Sauvé et Leticia Rodriguez Audirac, secrétaire académique de la Universidad Veracruzana.

Photo : Universidad Veracruzana

C’est surtout à travers les projets majeurs de coopération interuniversitaire qu’elle a dirigés en Amérique latine, que Lucie Sauvé a développé de nombreuses collaborations et qu’elle a pu élargir son champ de recherche et enrichir sa compréhension des réalités vécues par les populations dont les cultures et les territoires sont envahis par des projets extractifs, et qui font appel à une solidarité Nord-Sud.

Dans le cadre des célébrations de ce Doctorat Honoris Causa, Lucie Sauvé a également prononcé une conférence publique intitulée : Éducation, environnement, écocitoyenneté : cosmovisions et cosmolitiques, à l’auditorium de l’Institut de recherche historico-sociale de l’Université Veracruzana. Elle y a mis en évidence l’importance du rôle de l’éducation pour développer des compétences écocitoyennes, d’ordre critique, éthique, politique et stratégique en matière d’environnement.

Cet hommage qui lui est rendu par l’Université Veracruzana permettra de renforcer les liens de collaboration entre les deux universités, à travers des échanges de formation et de recherche, en particulier entre le Centr’ERE et l’Institut des sciences de l’environnement, et l’équipe académique  « Ciudadanía, Educación y Sustentabilidad Ambiental del Desarrollo » de l’Instituto de Investigaciones en Educación.

Pour consulter le texte de présentation du Dr Edgar Gonzalez Gaudinao (espagnol)

 

Date de publication : 01 avril 2015

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